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7 Paroles de blogueurs (6)

© Zoridae - source - infos
30.06.08 | 14:50

[Désormais tous les dimanches (à peu près) je citerai 7 paroles de blogueurs qui m'ont plu, touchée, emballée, inquiétée, interrogée...]

Face au garage blanc, à côté de la terrasse, dressée sur la pointe des pieds, je guette le moment où la grande roue s’illuminera, loin, en bas. Ma grand-mère crie “la soupe au pistou est prête !” Je suis encore en maillot de bain. Mon père allume une spirale verdâtre anti-moustiques sous la table.

J’attendais nos rendez-vous. Je n’attendais que ce moment de bonheur. Tous les jours, je m’entraînais à la flûte, je cherchais de nouvelles mélodies à l’oreille, j’apprenais — très facilement — les morceaux que vous nous donniez à travailler. Les élèves vous aimaient bien, mais moi je vous adorais. Vous ne voyiez pas ma laideur, ma maigreur. Vous étiez indifférente à mon accoutrement qui me valait les quolibets cruels des autres enfants, ainsi que les regards appuyés de certains professeurs. Ma mère achetait mes habits chez Tadduni, j’étais vêtue comme une souillon, j’avais honte et j’avais peur, trop petite, trop seule. Vous me disiez de jouer et vous me félicitiez. Vous m’aviez appris la musique et moi, alors, je n’avais plus qu’à bien placer mes doigts, souffler juste ce qu’il fallait, et j’étais libre.


Ma veste, quant à elle, est grise et, malgré la chaleur abominable lors de cette conférence suivie d’un apéritif dinatoire imposée par un patronat combattable, j’ai du la garder toute la soirée pour cacher la déchirure latérale de mon pantalon gracieusement offerte par la RATP dont au sujet de laquelle les RER ont des accoudoirs agressifs allant jusqu’à se glisser dans la poche de mon pantalon au moment où je m’asseyais.

Lourdement, je dois avouer, ce qui explique que la poche soit restée dans l’accoudoir en question au moment où mon délicat fessier touchait le siège.

Il faut savoir qu'en Guinée dès que tu manges un peu plus de Riz que les autres, tu es considéré comme riche et ben tous les voisins, cousins, tante vont donner à leur enfant le même prénom que le tien! Parce que y'a une coutume qui veut que tu offres des cadeaux à ton homonyme...et tous les jours si possible!


J’aime bien me parler à moi-même; je suis toujours présente, toujours attentive et je n’interromps jamais.

On écoute la mer, oreille au coquillage.
Moi j'entends son ramage, bien loin de ses rivages,
En fixant un galet, mon esprit aux aguets.

Puis nous rions z’à gorges déployés. A tel point qu’on pourrait s’appeler monsieur et madame Déployés ont des fils comment l’appellent-ils ? Georges. Parce que Georges Déployés.

Illustration : LauraGeorge

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