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Les toutes dernières nouvelles de la campagne US
© www.desourcesure.com - 30.06.08 | 08:54
►POLITIQUE US +2 VIDEOS ►Clinton et Obama main dans la main ►Obama part en tournée ►McCain et Obama à la conquête de la communauté hispanique ►Les critiques Le 3 juin, Barack Obama remportait les primaires démocrates. Reconnaissant finalement sa défaite, Hillary Clinton clamait haut et fort dans son discours, "Aujourd'hui, je suspends ma campagne, je félicite M. Obama pour sa victoire. Je lui apporte mon plein soutien" (>Source: Le Point). Une signature de paix entre les deux démocrates qui voguent désormais à l'unisson, pour le meilleur, et pour le pire. Dans le camp républicain, John McCain a dû essuyer plusieurs critiques. De la part de l'ancien général américain Wesley Clark, et lors d'une assemblée de fonctionnaires d'origine hispanique, samedi 28 juin, à Washington. Il a été "chahuté par des militants hispaniques anti-guerre en Irak" (>Source: Nouvel Observateur). ►JULIE SAULNIER / DSS Dans le camp démocrate.... ►"Aujourd'hui nous sommes ici ensemble dans un seul et même but, faire élire Barak Obama prochain président des États-Unis, assure Hillary. Nous nous sommes battus lors de cette primaire très disputée, mais aujourd'hui et tous les jours suivants, nous serons côte à côte pour les idéaux que nous partageons et les valeurs que nous chérissons" (>Source: La dépêche). Obama et Clinton sont donc les meilleurs ennemis du camp démocrate. Déchirés pendant les primaires, on les retrouve réconciliés pour la dernière ligne droite. En échange du soutien sans réserve d'Hillary Clinton à Obama, le vainqueur des primaires a promis d'aider l'ex-first lady à éponger ses dettes qui s'élèvent à 20 millions de dollars. Le candidat démocrate à la Maison blanche a déjà fait un chèque de 2 300 dollars à Hillary (le maximum autorisé par la loi), et sa femme Michelle en a fait autant. Quant au ticket Hillary-Obama, la question reste toujours en suspend. La carte Hillary pourrait attirer les votes de certaines catégories (blancs de l'Ohio et de Pennsylvanie) mais en repousser d'autres, à l'inverse (misogynes, femmes exaspérées par l'indépendance de Clinton). C'est en connaissance de cause qu'Obama fera son choix. ►Leur meeting commun dans le petit village (qui porte bien son nom), Unity (New Hampshire), avait fait l'objet d'une vraie mise en scène. Complicité, rires, chuchotements, les deux démocrates était unis pour une même cause : l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Hillary Clinton a sommé ses soutiens de voter Obama et non John McCain. Habillés aux couleurs du parti, l'atmosphère était détendue et conviviale, le temps d'un discours. VIDEO 1 (01'43'') Extraits choisis (par CNN) des discours d'Hillary Clinton et de Barack Obama (en anglais) devant les citoyens d'Unity. Humour, complicité et couleurs du parti, étaient les ingrédient miracles de leur meeting commun. ►Pour la première réunion Obama-Clinton, qui s'est tenue jeudi 26 juin, face aux donateurs, les caméras n'étaient pas les bienvenues dans la salle. Seule une photo floue (prise à partir d'un téléphone portable, du fond de la salle) circule sur la toile. Reprise par CNN, c'est un montage vidéo (zoom avant, zoom arrière) qui donne une illusion de mouvement. (>Source : arrêt sur images). La raison de cette précaution médiatique : le remboursement de la dette d'Hillary Clinton au menu. ►Autre signe encourageant pour Hillary, le recrutement de Neera Tanden, l'une des principales conseillère de Mme Clinton sur les questions de politique intérieure, dans l'équipe de campagne d'Obama. ►Barack Obama a annoncé dans un communiqué qu'il allait entamer une tournée dans cinq pays du Proche-Orient (Israël, Jordanie...) et en Europe (France, Allemagne, Grande-Bretagne). Les dates n'ont pas encore été rendues publiques. Sa campagne électorale quitte le front intérieur et s'aventure sur le terrain de la politique extérieure. Les sujets abordés toucheront vraisemblablement aux défis que représentent le terrorisme, la prolifération nucléaire et le changement climatique. Cette tournée internationale intervient au moment où John McCain souligne à l'envi l'inexpérience dans ce domaine, du candidat démocrate. ►Le candidat indépendant à la présidence des Etats-Unis, Ralph Nader, a accusé Barack Obama de favoriser les plus riches, dans une interview donnée à ABC. Le défenseur des consommateurs américains a qualifié les prises de position d'Obama comme étant de celles "que les entreprises d'Amérique trouvent très agréables". La semaine dernière, M. Nader avait accusé Obama de se désintéresser des problèmes de la communauté noire en faisant appel, en priorité, aux électeurs blancs. (>Source : Nouvel Observateur). VIDEO 2 (08'43'') L'interview intégrale (en anglais) de Ralph Nader par George Stephanopoulos, sur la chaîne américaine ABC. ►Barack Obama et John McCain ont tous deux tenté de séduire l'électorat hispanique, samedi 28 juin, à Washington. Une minorité en forte croissance, dont le soutien pourrait être déterminant pour l'élection présidentielle de novembre. Ils se sont adressés, à tour de rôle, à 700 fonctionnaires d'origine hispanique. Le thème principal était l'accès à la citoyenneté américaine de ces millions d'immigrés clandestins. Si Obama a accusé le candidat républicain de "céder aux conservateurs sur ce dossier" et de se "détourner d'une refonte complète du système d'immigration", Mc Cain a du essuyer plusieurs interventions publiques...(>Source : canadian press) Dans le camp républicain... ►Devancé dans les sondages par Obama (la dernière enquête en date, provient du Time Magazine, et donne 43% d'opinions favorables à Obama contre 38% pour McCain), le candidat républicain doit innover. L'application de ce nouveau leitmotiv se traduit par une idée par jour. Un programme ambitieux qui n'aboutit pas nécessairement à un ensemble cohérent... Déjà, la presse américaine se joue de ce candidat, qui fait campagne là où il n'y a pas d'électeurs (au Canada, au Mexique et en Colombie et dans les régions où on ne vote pas républicain), explique Le Monde dans un portrait consacré à John McCain. "Il y a quelques semaines, l'hebdomadaire Newsweek a posé à John McCain la question qui résume la difficulté de sa candidature. "Comment lutter contre une rock star ?" Par la "substance", a répondu le sénateur républicain. Et par "l'authenticité". ►Comme Obama, McCain s'est exprimé devant 700 membres de la communauté hispanique. Mais au contraire de son rival, il a du essuyer les critiques de militants anti-guerre en Irak. Son intervention publique a été interrompue à quatre reprises par des cris de protestation. Une femme (>voir photo, source AP), notamment, a pris la parole en le traitant de "criminel de guerre" alors qu'il s'exprimait sur les soldats d'origine latino-américaine servant dans les forces armées des USA. Elle a du être évaquée de la salle. Une autre l'a alpagué en lui demandant de prendre les décisions qui s'imposaient dans le conflit irakien : "ramenez nos troupes à la maison, c'est en votre pouvoir". (>Source : Le Nouvel Obs). ►Autre discours dans l'actualité du candidat républicain, celui donné devant des militants anti-nucléaire. McCain y présentait son plan "énergie". Lors d'une intervention à l'université Nevada-Las Vegas, le sénateur de l'Arizona a réitéré son projet de construire 45 nouvelles centrales nucléaires d'ici 2030 -et d'atteindre la centaine plus tard. Cette stratégie visant à sortir les Etats-Unis de leur dépendance vis-à-vis du pétrole étranger. La piste du nucléaire a également été explorée par Obama, mais plus timidement que son concurrent républicain. ►L'ancien général américain Wesley Clark, qui a accordé son soutien à Barack Obama, a honoré sa réputation de ne pas faire dans la dentelle. Interrogé dimanche 29 juin, par la chaîne américain CBS, il n'a pas hésité à évoquer "le manque d'expérience de commandement de McCain", un inconvénient majeur, selon lui, pour occuper la fonction de président. "Certes, M. McCain a été un héros en son temps en tant qu'ancien prisonnier de guerre au Vietnam mais il n'a pas eu de responsabilités de commandement", a-t-il déclaré (>Source : exprimeo).A l'inverse, le candidat Obama s'appuie, d'après lui, sur sa "force de caractère, son talent de communicant et sa faculté de jugement. Or il s'agit des qualités que nous demandons à notre dirigeant" a-t-il conclu (>Source : Romandie news). La 56ème élection présidentielle américaine s'achèvera le 4 novembre 2008, jour où les grands électeurs auront désigné le président et le vice-président des Etats-Unis. Jusque là, les affrontements entre les deux candidats risquent d'être hauts en couleurs. Dans les archives de DSS ....
