once upon a fuck
Les Andouillettes Théoriques
© vodkacoca - 16.05.08 | 23:42
Les Andouillettes théoriques.
Les touristes qui choisissent des endroits débiles pour dîner quand ils visitent Paris.
Quelle idée de s’arrêter becter une andouillette grillée Place de la Trinité un samedi soir ?
Ils se tiennent par la main. C’est déjà ça.
Je suis mauvaise langue.
Ils sortent du théâtre.
Et moi j’attends. Je passe encore pour l’alcoolo de service avec mon verre de blanc et mes clopes qui puent.
Les groupes s’installent autour de moi. Le menu est dans mon dos. Tout le monde m’ausculte.
Je me félicite d’avoir mis un décolleter. Ca serait mieux si je ne transpirais pas des aisselles. Mais on ne va pas trop en demander ce soir…
Le voilà qui arrive.
Ce qu’il aime chez les femmes, c’est la beauté.
Il a choisit son camp et plus personne ne viendra lui baiser la gueule. Dit-il.
Ce que j’aime chez les hommes, c’est ma beauté.
je continue d’aimer, et astique religieusement, ce qui chez moi doit briller.
« Tu vois d’autres hommes ? »
Parfois la faiblesse c’est d’être sincère.
L’amour c’est avant tout le droit d’avoir le droit, le droit d’être, et le droit d’être droit.
Celui de mentir aussi.
« Non. »
Sento la teoria
Penso la pratica
Les natures doivent se protéger. « On ne remplace pas une forêt par une autre forêt. »
Cela dit, rien n’interdit de se balader.
Il dit que.
Je suis la femme de ses pensées.
Bullshit.
Quand dans ses yeux je me délaye, les doses d’amour travaillent et reviennent épuisées.
Tout ce qui convient de penser, je l’applique, assez pour me faire frissonner.
Tout ce qui convient de faire, je ne le fais pas.
Flash understanding. Et il paraît que c’est beau.
On boit des verres. Les silences sont doux, nos arguments ne se chamaillent pas.
« J’ai deux enfants. Je me demande si j’en aurai d’autres. » Il lance ça.
Les enfants c’est comme les tatouages. Quand tu en as fait un, il n’est pas rare que tu veuilles en faire des milliers. Je me méfie des projets sur le long terme. 9 mois. Pour finalement ne pas savoir si c’est un chat qui pleure ou un môme qui braille. Ca fait beaucoup.
On s’aime trop déjà. On ne se connaît que depuis deux jours. On boit des coups.
On talonne les rues arythmiques et l’on sait que l’on ne rentrera pas ensemble.
Des trames qui se séduisent.
Mais.
Sachez-le :
Quand je vous embrasse, un sentiment de manque arrive et s’installe à la plage, et j’ai toujours la sensation que c’est peut-être la dernière fois qu’on voit la mer. C’est sans doute pour ça que je mets longtemps à partir. Et que vous croyez tous que je vous aime.
On se concorde en attendant la marrée haute. On aurait presque envie de s’y noyer.
Mais l’on rentre chez soi.
Rentre bien.