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Sarkozoo!

©  thpuijalon -

Je n’aime pas ce que j’ai vu ce soir vers 18h30 au Parc André Citroën à Paris . Tranquillement assis sur une pelouse, face au marchand de glace, en famille, nous avons assisté à une banale arrestation de police qui finit en pugilat, avec des policiers au bord de la crise de nerf, ne maîtrisant rien à commencer par eux-mêmes.
Tout commence par une pin-up en maillot de bain, au bord de l’attentat à la pudeur (mais passons ce détail un brin provocant) dérangée par une bade de jeunes jouant à la balle et à s’arroser avec des pistolets à eau et des bouteilles. La belle importunée par quelque gêne, mais toujours dans la même position lascive, prévint les forces de l’ordre.
Une patrouille de quatre agents s’en vint donc au “contact” de ces jeunes. L’échange était bruyant, animé, de part et d’autre. L’un d’eux fut menoté par les quatre agents qui entamèrent leur retour vers leur véhicule.
Sur le chemin du retour, l’un des agents s’en prit à un photographe amateur à qui il demanda de visionner les clichés et de détruire les photos. L’individu refusant d’obtempérer se fit arracher son appareil photo par l’agent qui se le fit reprendre de force, des passants commençant à crier “au voleur” à l’encontre de l’agent. L’individu se retrouva menoté lui aussi… et là tout dégénéra. Bruits de sirènes, policiers en civil, en tenue, plusieurs personnes arrêtées. Des passants continuant à crier au scandale.
Je levai le camp avec ma petite famille. Le long de l’hôpital Pompidou une cavalcade s’en suivit. Comme dans les meilleures séries américaines, les véhicules gyrophare et sirène hurlant se suivaient.

Je reste pantois devant le manque de maîtrise des agents de la force publique. Pardon pour mes camarades de l’UNSA Police .
Le combre du comble fut la valse des véhicules venant en renfort et coincés dans les embouteillages liés à la foire de Paris sur les boulevards des maréchaux. Des autombilistes se sont fait insultés par un agent passant sa tête à l’éxtérieur de son véhicule.

Ce petit épisode ne traduit pas l’état de la Police nationale aujourd’hui. Néanmoins, ces gens que j’ai vu sur les nerfs, rouges de colères, menotant pour des photos et pour un refus de céder un bien privé, possèdent une arme. Ils représentent la loi, l’ordre.
A leur décharge, il est difficile aujourd’hui de conserver des repères quand le premier magistrat de France invite un marin pêcheur à venir se castagner avec lui ou quand il traite un passant de “pauvre con” ou quand des policiers chinois en survêtement font régner la terreur sur tout le parcours de la flamme olympique avec la bénédiction des autorités françaises.
Je reste attaché à un ordre républicain où les forces de l’ordre sont exemplaires, où le vouvoiement reste le règle, où le respect des droits de l’homme et du droit est une valeur fondamentale, où le calme et la maîtrise de soi l’emportent sur l’énervement et le manque de formation.
Au risque de passer pour un réac, je préférai l’époque où les gendarmes avaient un képi et où les policiers disaient “bonjour Monsieur” affublés d’une cravate et de vraies chaussures.
Pour le coup, Sarkoboy a plus à apprendre des bobbies britaniques et de leur flegme que de ses amis hollywoodiens.
Certaines valeurs n’ont pas de prix : liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de circulation, garantie contre l’arbitraire. Je n’aime pas ce climat nauséabond où ressurgissent les délits d’opinion.

Tags: liberté , paris , police , politique


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