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Ségolène Royal présidente en 2012ÉditionsDernière édition

ségolène royal présidente en 2012

Ségolène Royal Présidente en 2012 !!!

©  Ségolène Royal présidente en 2012 -

Proches sur l'économie,MmeRoyal et M. Delanoë divergent sur leur conception du Parti socialiste

Leur tempérament, leur formation et leur trajectoire au sein du Parti socialiste divergent. Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, candidats à la direction du PS - officiellement pour l'une, officieusement pour l'autre - sont désormais face à face. Pourtant, leurs points de convergence semblent plus nombreux, et sans doute plus profonds, que ce qui les divise.

 

LES CONVERGENCES

L'économique et le social. Ségolène Royal et Bertrand Delanoë privilégient le renforcement de la compétitivité du secteur privé. "Il faut pousser l'agilité des entreprises, le goût du risque et l'esprit d'entreprendre tout en améliorant la situation des salariés" , souligne le texte introductif à la "consultation participative" de MmeRoyal.

"Le problème numéro un de la France est celui de la compétitivité internationale des entreprises, en raison de la faiblesse de la spécialisation industrielle et de l'insuffisante présence des PME sur les marchés mondiaux" , fait écho le projet de contribution de M. Delanoë. Tous deux ont adopté, fin 2007, des positions favorables au principe d'une réforme des régimes spéciaux de retraite.

La synthèse. Les deux concurrents réclament un "leadership fort" et rejettent la pratique du consensus par principe. "Le vrai risque, ce n'est pas l'affrontement ; c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change" , a lancé, le 16 mai, Ségolène Royal devant ses partisans. "La synthèse est morte , (...) voici venir le temps des différences assumées" , lance le maire de Paris dans son livre De l'audace !

L'Europe. MmeRoyal et M. Delanoë étaient partisans du "oui" en 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel. Tous deux sont simultanément montés au créneau - sans se concerter - pour obtenir que le PS s'engage en faveur de la ratification du traité européen de Lisbonne, alors que François Hollande penchait pour l'abstention.

Le libéralisme. "Je suis libéral (...). La gauche doit se réapproprier, avec fierté, et le mot et la chose" , écrit M. Delanoë. MmeRoyal, dans un entretien au Point daté du 27 mars, estime que "les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l'autre nom de la démocratie, sont à gauche" .

L'autorité. Même s'il refuse obstinément de reprendre à son compte le concept d'"ordre juste" cher à l'ex-candidate, le maire de Paris considère que "la gauche doit assumer le besoin d'autorité dans la société" . D'ailleurs, il ne se déclare "pas hostile aux centres éducatifs fermés" pour les jeunes.

LES DIVERGENCES

La démocratie participative. "Je pratique la démocratie participative à Paris depuis 1995, j'ai plutôt apprécié que l'idée soit reprise dans la campagne de la candidate" , lâche le maire de Paris. A MmeRoyal, il reproche "de se contenter de recueillir des avis" et de dire "votre projet sera le mien" .

Réponse d'un proche de MmeRoyal : "Delanoë confond ses réunions de comités de quartier et la démocratie participative telle que la pratique Ségolène Royal qui a posé des orientations fortes avant de consulter les adhérents."

Le rapport au parti. Dans le camp de MmeRoyal, on critique les tenants du "vieux parti" qui, par exemple, n'ont jamais admis la formule de l'adhésion à 20 euros. L'ex-candidate à la présidentielle entend faire du PS "un vrai parti de masse fort de plus de 700 000 adhérents, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps et portant un projet sans double langage" .

"Nous n'avons pas la même conception du parti" , confirment les partisans de M. Delanoë, qui reprennent volontiers à leur compte l'antienne très jospinienne du rapport à l'organisation. Ces attaques font un lointain écho aux empoignades du congrès de Rennes, en 1990, lorsque Lionel Jospin, partisan d'un "parti de militants" , accusait Laurent Fabius de vouloir créer "un parti de supporteurs" .

Le texte des amis de M. Delanoë dénonce "les initiatives de contournement des lieux de débat et de décision collective qui se sont développées, particulièrement pendant et après l'élection présidentielle" .

Le PS et le MoDem. Décidés à isoler MmeRoyal, les amis de M. Delanoë souhaitent placer le thème des alliances au coeur du prochain congrès. Au sein du PS, MmeRoyal est la plus favorable au rapprochement avec le centre, mais elle récuse tout renversement d'alliances. La présidente de la région Poitou-Charentes veut faire du PS "une force centrale à gauche, capable d'associer différents courants" allant des altermondialistes aux centristes.

"Je ne crois pas (...) qu'une offre politique puisse se situer à la fois à droite et à gauche, c'est une forme de mensonge", écrit le maire de Paris. Assuré de sa réélection dans la capitale, M. Delanoë - dont certains alliés ont néanmoins conclu des accords avec le MoDem aux municipales - a refusé de faire alliance avec Marielle de Sarnez, numéro deux du parti de François Bayrou.

Source : le Monde

La candidate Ségolène Royal retourne au charbon en Lorraine 

Ségolène Royal et Olivier Besancenot ne sont pas dans le même bateau. Mais ils étaient dans le même TGV, à destination de Metz. Avec un dessein partagé, sinon commun : une rencontre avecles salariés d’ArcelorMittal. «Un hasard ? C’est bizarre, quand même», s’étonne la socialiste. Le leader de la LCR, en écho, s’interroge : «Un grand hasard ? Si demain, plutôt que d’y aller les uns derrière les autres, on peut y aller tous ensemble, Ségolène Royal, Marie-George Buffet, Arlette Laguiller, moi-même, c’est tant mieux.» Et Olivier Besancenot de souligner qu’il n’a pas prévu, lui, de visite du site: «Je ne cherche pas à rencontrer les directions d’entreprises», ici qualifiées de «fieffés voyous» . La concurrence à gauche, toujours…

«Désinvolture». Mais pour l’heure, c’est plutôt la compétition interne au PS qui focalise l’attention. Même si, à en croire la principale intéressée, cette escapade lorraine n’a que peu à voir avec la bataille du congrès. «C’était fixé depuis longtemps, assure-t-elle. Je ne veux pas instrumentaliser cette visite. La semaine dernière, j’étais avec les enseignants, et vendredi, je serai avec les pêcheurs.» L’idée est toujours de «parler aux militants comme aux Français» . Et d’incarner, au-delà des luttes d’appareil, la figure de l’opposante numéro un, fustigeant hier la «désinvolture présidentielle» . Pour préfigurer la suite ? «Un premier secrétaire, c’est quelqu’un qui montre ce qu’est le PS, et en quoi il peut être utile aux Français», glisse le sénateur David Assouline, qui l’accompagne entre visite à l’usine Corus Rail, filiale du groupe indien Tata, rencontre avec les syndicats d’ArcelorMittal à Gandrange et arrêt au piquet de grève de la CGT.

Mais même en terre de sidérurgie, les opérations socialistes continuent. La deuxième liste de soutiens rendue publique, hier, par Bertrand Delanoë, où figurent nombre d’adhérents de base - on y croise néanmoins Jean-Claude Antonini, maire d’Angers, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris et Jean-Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan - est accueillie avec soulagement par le staff royaliste : «Nous, si on va chercher les militants, on en aura des milliers !» Ségolène Royal, elle, sent une «mobilisation» depuis sa déclaration de candidature, vendredi : «Ça a déclenché quelque chose», veut-elle croire. Tout en affectant de ne pas toucher aux «méthodes du passé. Je ne cherche pas à engranger des gens» . Elle ne dédaignera pourtant pas le soutien du premier secrétaire fédéral de Lorraine, Jean-Marc Todeschini, jusqu’ici proche de François Hollande : «Ce sera plutôt Ségolène. Pourquoi la remplacerait-on alors qu’elle a fait le même score que Jospin en 1995 ? Pour le moment, je n’en vois pas l’intérêt.»

«Mon job». Après les primaires socialistes, après la présidentielle, les législatives et les municipales, voilà Ségolène Royal repartie sur le terrain. Avec l’évident souci de l’occuper. «C’est le contraire qui serait un événement, si j’arrêtais et si je disais : "Je me cache jusqu’en 2011." Il faut repartir, à nouveau s’engager, ne pas s’épargner. Je fais mon job.» Sa cinquième campagne en moins de deux ans, donc. Avec, dans le viseur, la sixième et les «échéances difficiles» qui attendent le prochain premier secrétaire. Qu’elle transforme en argument de vente politique : «Je ne suis pas la plus mauvaise pour mener la bataille des régionales.» .

Source : libération

Elles quittent Arnaud Montebourg en bloc pourSégolène Royal

3 dirigeantes, membres fondateurs du courant animé par Arnaud Montebourg, ont décidé de le quitter pour rejoindre Ségolène Royal.
Arnaud Montebourg avait crée avec elles « Rénover Maintenant » début 2006 à un moment où certains pensaient qu'il pourrait présenter sa candidature aux primaires socialistes et incarner lerenouveau du Parti-Socialiste. Isolé dans le parti, il n'en fit rien.

Il se retrouve aujourd'hui encore bien plus isolé alors qu' Yvette Roudy , ancienne Ministre, Françoise Mesnard Vice–Présidente de la région Poitou-Charentes et Béatrice Arruga Vice-Présidente de la région Centre ont décidé de quitter en bloc la direction nationale de « Rénover Maintenant » pour rejoindre Ségolène Royal.

A l'origine de cette décision, la volonté d'Arnaud Montebourg de se rapprocher des partisans de DSK qu'elles n'acceptent pas. Elles donnent leurs raisons dans un communiqué publié sur le site Désir d'Avenir où elles évoquent la campagne présidentielle de 2007 et la nécessaire cohérence entre le Parti Socialiste et sa candidate:

«(...) Malgré un parti socialiste désorganisé , les militants socialistes ont fait une campagne électorale de terrain participative, innovante et enthousiaste. Avec une fierté retrouvée, et malgré la défaite, les militants ont dit merci à Ségolène Royal au soir du deuxième tour.
Car, chacun des militants gardait en mémoire le silence volontaire, les coups bas de ceux des socialistes qui n'avaient pas emporté la primaire.
Car, chacun des militants gardait en mémoire l'effet dévastateur des attaques menées contre Ségolène Royal par ses challengers socialistes et reprises par Nicolas Sarkozy tout au long de la campagne électorale.
Le 18 mai 2008, « Rénover Maintenant » a décidé de se rapprocher des socialistes qui veulent renouveler cette même stratégie suicidaire. Dans cette volonté de séparer l'orientation politique du Congrès et l'élection présidentielle, ils veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral au nom d'une ambition qui ne dit pas son nom . (...) »
« Nous voulons rester fidèles à la rénovation de notre parti pour laquelle nous avons oeuvré toutes ces années. Nous avions fait le choix en 2007 de soutenir Ségolène Royal. Elle a porté nos idées au delà de nos espérances : démocratie participative, réforme institutionnelle, développement durable, pacte social européen. Aujourd'hui, nous faisons le choix de continuer avec elle le travail de rénovation entrepris . »

Jean-Paul Huchon , président de la région Ile-de-France, déclarait cette semaine:
"On y va. On se compte avec Aubry et Montebourg et on n'exclut pas de contacter Fabius".
Il faut croire que les apports d'Arnaud Montebourg à cette alliance vont être bien faibles et il faut bien comprendre que cette alliance vise surtout à réduire son isolement tout en préservant ses ambitions.
Au détriment de ses propres idées .

Source : Désir d'Avenir
La déclaration d'Yvette Roudy, Françoise Mesnard et Béatrice Arruga

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