ségolène royal présidente en 2012
Ségolène Royal Présidente en 2012
© Ségolène Royal présidente en 2012 - 30.04.08 | 23:01
Forte mobilisation lycéenne en province
Alors que le mouvement était jusque-là fortement concentré sur la région parisienne, des lycéens et e

Plus d'une trentaine de villes des zones A et B ont été le théâtre de défilés plus ou moins importants. Ils étaient entre 3 500 et 4 000 à défiler dans les rues de Toulon et Nice, entre 1 600 et 3 000 à Tours, entre 1 500 et 3 000 à Rouen et entre 1 500 et 2 000 à Marseille. Plusieurs centaines de manifestants ont également été signalés à Orléans, Strasbourg, Toulouse, Lille, Besançon, Lyon, Chateauroux ou Rennes.
Dans un communiqué diffusé en fin de journée, la FIDL a estimé que "la mobilisation [de mardi 29 avril] a montré que les lycéens sont de plus en plus nombreux dans les rues à refuser la logique budgétaire du gouvernement" . Auparavant, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, avait une fois de plus répété qu'il ne serait "pas le ministre qui cède" . "Je serai le ministre qui ira jusqu'au bout des réformes" , a-il assuré.
La prochaine étape de l'épreuve de force entre le gouvernement et les lycéens aura lieu à l'occasion des cortèges du 1ermai. La FIDL et l'UNL ont appelé les lycéens à se joindre aux défilés, alors que les établissements scolaires de la zone C – qui comprend les académies de Paris, Bordeaux, Versailles et Créteil – seront encore en vacances. Une journée de mobilisation comprenant la fonction publique, l'éducation et les lycéens est ensuite prévue le 15 mai, puis une manifestation nationale le 18 mai à l'appel de la FSU, avant une nouvelle journée d'action le 24 mai.
Les pro-Obama supportent de moins en moinsH.Clinton, et vice-versa, selon un sondage
Les électeurs démocrates américains ressentent de plus en plus d'aversion à l'encontre du candidat qu'ils ne soutiennent pas pour l'investiture de leur parti pour la présidentielle, selon un sondage intervenant dans le

Selon cette enquête Associated Press-Yahoo, les partisans de M. Obama qui ont une opinion négative de Mme Clinton sont passés de 35% à 44% depuis novembre dernier. Parmi ces sondés, deux tiers affirment qu'ils voteraient plutôt pour M. McCain que pour Mme Clinton.
Du côté des partisans de Mme Clinton, ceux qui disent ne pas apprécier M. Obama sont désormais 42%, par rapport à 26% en novembre. Parmi eux, les trois quarts préféreraient voter McCain.
Malgré l'avance de M. Obama, Mme Clinton s'accroche dans la course à l'investiture démocrate, qui devrait durer au moins jusqu'à la fin du mois de juin, alors que la présidentielle a lieu en novembre.
Le sondage a été réalisé auprès de 863 démocrates en novembre, décembre, janvier et avril, et présente une marge d'erreur de 3,3 points.
Un sondage Ipsos-Associated Press publié lundi donnait, pour les deux scénarios potentiels de la présidentielle, Mme Clinton gagnante avec 50% des voix contre 41% à McCain, et M. Obama quasiment à égalité avec 46% contre 44% au républicain.
Source : le Nouvelle observateur
A peine rentrés, les députés UMP sont déjà contrariés
Une semaine de repos et l'intervention télévisée du président de la République n'auront pas suffi à calmer les affres de députés UMP qui n'en peuvent, mais de découvrir les moutons cachés sous le tapis des réformes à venir.
Le texte, qui devrait être examiné fin mai au Palais-Bourbon, prévoit de faciliter l'implantation de surfaces commerciales en relevant de 300 m2à 1 000 m2le seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation. Le gouvernement mise sur la libéralisation de la concurrence pour faire baisser les prix. Lors de la réunion du groupe, Jean-Marie Binétruy (Doubs), approuvé par plusieurs de ses collègues, a émis des doutes, craignant pour sa part que "cela risque de tuer le petit commerce" .
"Bien sûr que le système actuel n'est pas bon. Mais est-ce que ce qu'on nous propose est meilleur ? Je n'en suis pas persuadé" , estime Michel Raison (Haute-Saône). L'ancien rapporteur de la loi Chatel sur la consommation, votée fin 2007, est aussi opposé à ce que les grandes surfaces puissent négocier librement leurs prix avec leurs fournisseurs. "Le problème, c'est la multitude de PME qui vont être massacrées par les grandes surfaces, plaide-t-il. J'aurais souhaité, sur ce point, que l'on teste la loi Chatel un an ou deux avant d'en voter une autre."
Pour Michel Piron (Maine-et-Loire), le principal effet du projet gouvernemental est d' "introduire le renard libre dans le poulailler libre" . "Il va y avoir un débat intense" , prévoit le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer. "Je vais tout faire pour qu'il soit réglé dans le groupe avant l'arrivée du texte en séance" , promet le président du groupe UMP, Jean-François Copé.
Financement du revenu de solidarité active (RSA) : "une erreur politique" .L'annonce par Nicolas Sarkozy que la généralisation du RSA serait financée par un redéploiement partiel des crédits servant à la prime pour l'emploi (PPE) ne satisfait pas plus les élus. "Une erreur politique" , a jugé Bruno Le Maire (Eure), lors de la réunion du groupe. "Attention, met en garde Pierre Méhaignerie (Ille-et-Vilaine), le président de la commission des affaires sociales. Ne laissons pas penser à celui qui serait au smic ou un peu au-dessus qu'il serait au final perdant financièrement ou moralement."
Retraites : "une initiative surprenante" .Dans le document du gouvernement sur la réforme des retraites remis lundi par le gouvernement, une disposition a fait sursauter quelques députés de la majorité : le transfert à la branche famille des majorations de pension pour enfants.
En soulevant ce point lors de la réunion du groupe UMP, Hervé Mariton (Drôme) a provoqué... un blanc. François Fillon, qui a paru lui-même surpris, s'est tourné vers son ministre du travail, Xavier Bertrand, qui a balayé la question en estimant que ce n'était "pas un sujet" . "S'agit-il d'un simple transfert ? Je ne le crois pas. En tout cas, les explications restent insatisfaisantes" , persiste M. Mariton.
Plusieurs députés ont saisi M. Copé. "Cette initiative surprenante du ministre du travail est en train de constituer un sujet de mécontentement" , admet-il.
Source : le Monde
Hausse du nombre de demandeurs d'emploi fin mars
Le chômage est reparti à la hausse en France avec 8 200 demandeurs d'emploi supplémentaires enregistrés

Cette hausse légère - de + 0,4 % sur un nombre total de 1 905 000 demandeurs d'emploi de catégorie 1 (disponibles et à la recherche d'un emploi à temps plein) - vient confirmer un début d'année 2008 morose, à l'inverse d'une année 2007 qui a connu une baisse régulière du taux de chômage. Le nombre de chômeurs avait déjà augmenté légèrement en janvier, mais diminué dans la même proportion en février.
La ministre de l'économie, Christine Lagarde, s'était montrée prudente, lundi, lors de la présentation de la loi de modernisation de l'économie, en évoquant une "baisse tendancielle du chômage, avec des petits hauts et des petits bas" . Le chiffre de mars tombe en plein débat sur les retraites, alors que le gouvernement compte sur une baisse du chômage pour diminuer et transférer une partie des cotisations chômage vers les retraites.
En mars, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté chez les jeunes (+ 1,1 %) et chez les 50 ans et plus (+ 0,6 %). Ces chiffres reposent notamment sur un nombre de créations d'emploi en baisse. Le nombre d'offres d'emploi déposées à l'ANPE a baissé de 5,7 % sur un mois et les reprises d'emploi déclarées de 5,5 % sur trois mois.
Source : le Monde
A force d'oublier les Romains «d'en bas», le centre gauche a perdu la mairie de Rome
Le post-fasciste Gianni Alemanno a battu le maire sortant Francesco Rutelli en surfant sur le thème de l'insécurité.
Depuis quinze ans, elle était à la fois un bastion et un modèle pour la gauche italienne. Rome a pourtant

«Rome, la plus grande ville du pays, était l'orgueil d'une gauche municipale moderne et expérimentale, capable de conjuguer bonne administration et nouveaux langages culturels, développement et communauté sous le regard du monde entier», rappelait hier matin Ezio Mauro, le directeur du quotidien La Repubblica. Avec un taux de croissance et un niveau d'emploi supérieurs au reste du pays, un développement dans les secteurs des services et, dans le sud de la ville, des technologies, Rome, sous l'égide de Francesco Rutelli de 1993 à 2001 et ensuite avec Walter Veltroni, avait retrouvé son rang de grande métropole économique et culturelle et non plus seulement de capitale administrative et bureaucratique. Tous les problèmes n'étaient pas résolus, notamment en ce qui concerne la voirie et les transports, mais la cité avait retrouvé de l'élan, en particulier autour de ses nouveaux pôles culturels comme l'auditorium de Renzo Piano.
A tel point qu'à droite, il y a encore quelques semaines, la prise de Rome semblait impensable. Au sein du parti du Peuple de la liberté (PdL) de Silvio Berlusconi, aucun candidat ne voulait aller au casse-pipe. Il y a deux ans, avant de prendre la direction du Parti démocrate (PD), Walter Veltroni avait été réélu dès le premier tour... avec plus de 61% des voix, contre Alemanno. Avant d'accepter d'être à nouveau candidat, ce dernier avait même demandé, cette année, un parachute en cas de défaite, à savoir un ministère dans le gouvernement Berlusconi.
Que s'est-il donc passé, s'interroge-t-on aujourd'hui à gauche, pour que l'on assiste à un tel tremblement de terre? Outre le vent politique général, le choix du candidat semble avoir déçu les attentes des électeurs. Bien que considéré comme un bon maire, Francesco Rutelli, vice-président du Conseil d'un gouvernement Prodi très impopulaire, n'a pas incarné le changement souhaité par la majorité de la population. Mais, surtout, la gauche a été emportée par le thème de l'insécurité. La multiplication de camps de nomades à la périphérie, l'augmentation de la micro-criminalité ont été le thème principal de la campagne Gianni Alemanno. Celui-ci a annoncé «l'expulsion de 20000 immigrés clandestins de Rome» et la «tolérance zéro», profitant de faits divers tragiques pour accuser l'administration sortante de laxisme.
«Le fait que Veltroni répète que Rome est une ville sûre à chaque arrestation de Roumain n'a pas plu. Ni même, de manière générale, l'autosatisfaction de la gauche qui esquivait les peurs des banlieues», commentait hier le quotidien de centre gauche Il Riformista, qui ajoutait: «Il faut toujours écouter les grognements de l'électorat.»
«J'ai perdu sur le thème de l'insécurité», a estimé Francesco Rutelli. Mais au-delà de cette question, son revers reflète une sorte de rejet de la «Rome d'en bas», celle des banlieues et des quartiers difficiles, envers la classe politique du centre gauche perçue comme élitiste et indifférente aux problèmes des citoyens les plus pauvres. Dans les sections traditionnellement «rouges» de la capitale, comme Garbatella, Quadraro ou Cinecittà, Gianni Alemanno a rattrapé et dans certains cas dépassé Francesco Rutelli. Lequel a en revanche maintenu ses positions dans le centre-ville. Dans les quartiers populaires, Gianni Alemanno et ses militants ont fait une campagne de terrain stigmatisant les grandes fêtes culturelles de Walter Veltroni comme son festival international du film.
«Le désir d'ordre, de sécurité et de changement a balayé l'équilibre impossible d'une capitale en suspens entre magies cinématographiques et périphéries abandonnées à elles-mêmes», soulignait hier le Corriere della Sera. «Le modèle romain, la grande image internationale de Rome a peut-être irrité les secteurs plus populaires», a admis le philosophe et maire (PD) de Venise, Massimo Cacciari, ajoutant: «Le centre gauche a oublié les Romains pauvres. L'insistance sur l'image internationale de la ville a aggravé les problèmes [...] Les plus démunis ont fini par céder aux sirènes démagogiques.»
Sources : le temps