politique
insoutenable légèreté
© sauce politique - source - infos
16.07.08 | 23:10
Légèretéavec les dirigeants étrangers, légèretéavec les partenaires sociaux, légèretéavec l'armée, légèretéavec les finances publiques, légèretéavec la justice, légèretéavec les libertés publiques, légèretéavec l'audiovisuel... (ad nauseam)... et une nouvelle fois, persistant, signant, et enfonçant le clou, légèretéavec la constitution.
Comment un président de la république, garant des institutions, peut-il oser jouer la constitution sur une énième "habileté" (croit-il, mais le jeu n'amuse plus que lui) de dernière minute, hors de tout cadre, de toute délibération (il y en eu pourtant pour des semaines voire des mois), de manière unilatérale, évoquant un "engagement" aussi imprécis que sans garantie, à 5 jours d'un congrès solennel du parlement?
Le pire est que cette grotesque supercherie ne surprend pas, voire laisse indifférent: personne ne s'interroge vraiment sur le "droit de réponse" consenti. Sera-t-il à équivalence de publicité, d'audience? Aura-t-on trente secondes sur public-sénat, ou trente minutes en prime time? inutile de se fatiguer, la chose ne sera de toutes façons pas discutée, et en grossarko demande rien moins que la confiance: c'est assez dire le manque de sérieux. La posture de façade amusera encore la frange la plus extrémiste du tartufisme mondain, mais chacun a compris que l'ensemble de la séquence est destiné à éviter une réforme qu'il ne souhaite plus dès lors que la version initiale, qui était à sa main mais a rencontré l'hostilité jusque dans sa majorité, a été largement édulcorée (sans toutefois relancer bien loin le balancier).
On traitait dans lebillet précédentde la possibilité de mettre en cause la personne de sarkozy, en répondant par l'affirmative avec entre autres cette remarque: "Comme si l'egotisme ostensible du personnage n'avait aucun effet sur la qualité de l'exécution de sa politique, que celle-ci soit en soi contestée ou pas." Eh bien l'illustration n'a encore une fois pas tardé: même du point de vue de la droite, difficile de ne pas voir que la fièvre narcissique de Beauf 1er ne cesse de pourrir le travail du gouvernement, d'empoisonner les relations intérieures et extérieures, de comprommettre les équilibres péniblement construits, de décourager les bonnes volontés, d'éloigner ceux parmi les plus disposés à l'abnégation au bénéfice de l'intérêt général. Après avoir largement contribué aux échecs des gouvernements précédents par son travail permanent de sape au nom de ses querelles personnelles, sarkozy a érigé ce funeste mode de fonctionnement en discipline officielle de la sarkozie, s'accompagnant d'un cortège sous-merdes qui dans une république saine ne devraient même pas exister.
Bien sûr que cet individu est nocif, disons-le nuisible, sans préjudice de la nuisibilité de sa politique.sarkozy est à la république ce que la listeria est au lait pasteurisé: une vile bactérie capable d'infecter une substance noble parce qu'elle est aseptisée. Substance qui pourtant, au naturel, est dotée de défenses immunitaires virulentes. Alors oui, les dirigeants socialistes retrouveraient leur dignité à se ressaisir, à dire de la manière la plus crue, et donc cruelle, la nature éminemment misérable du personnage, à toiser avec dureté et précision ses minables petitesses. Il faut le faire non pas par méchanceté ou par esprit immiséricordieux, mais simplement parce que l'affliction qui la touche n'est pas soutenable pour la France.
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PS1: Moscovici et la "ligne claire" trouvent des points de convergence et c'est tout naturel. Si une majorité d'orientation social-démocrate doit se dégager, Gérard Collomb en fait naturellement partie.Pour la bonne lecture dublogqui rapporte l'info, il est bon de noter qu'il s'appelle libé... Lyon. Nous avons ici la lecture "collombienne" de la rencontre, décrite évidemment à son avantage. Pour éviter les "enjolivements souscollombienne", le mieux est de faire parler les responsables concernés,ce qui est faitsur ce même blog, mais évidemment l'article n'est pas repris en une sur libé.fr...
PS2: On peut être social-démocrate et penser, comme le fait Pierre Moscovici,qu'il ne faut pas "tomber dans le piège du «politiquement correct», qui veut faire de la gauche le contradicteur propret de sa majesté Sarkozy. La politique est noble, mais elle est aussi un combat sans merci"
Tags : politique
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