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Tous pour le Sahara
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06.09.08 | 12:14
Oeuvre de génie de feu SM le Roi Hassan II, la Marche Verte constitue une page glorieuse de l’histoire du Maroc. Retour sur l’une des illustrations de la symbiose entre le Roi et le peuple.
Des commissions d’inscription et de sélection des marcheurs.
Il faut souligner ici que la sélection s’est imposée, d’abord pour permettre à toutes les composantes de la population de participer à la Marche et prendre part au parachèvement de l’intégrité du territoire national, et ensuite pour limiter cette participation au nombre des marcheurs, hommes et femmes, fixé par le Souverain.
A cet effet, des bureaux d’inscription des volontaires ont été ouverts à travers l’ensemble du pays sous l’autorité directe des gouverneurs qui en assumaient le contrôle et la coordination par le biais des commissions d’inscription et de sélection. Ces dernières commissions étaient composées d’agents d’autorité, de fonctionnaires administratifs et d’élus locaux. Les volontaires qu’elles devaient inscrire étaient répartis par préfecture et province comme indiqué dans le chiffres ci-après:
Agadir : 33.000 dont 3.300 femmes.
Al Hoceima : 2.000 dont 200 femmes.
Béni Mellal : 10.000 dont 1.000 femmes.
Chefchaouen : 500 dont 50 femmes.
Ksar Es-Souk : 20.000 dont 2.000 femmes.
Casablanca : 35.000 dont 3.500 femmes.
El Jadida : 15.000 dont 1.500 femmes.
Essaouira : 5.000 dont 500 femmes.
Figuig : 1.500 dont 150 femmes.
Fès : 15.000 dont 1.500 femmes.
Kénitra : 10.000 dont 1.000 femmes.
Khémisset : 10.000 dont 1.000 femmes.
Kelaâ Sraghna : 2.500 dont 250 femmes.
Khouribga : 2.500 dont 250 femmes.
Khénifra : 10.000 dont 1.000 femmes.
Marrakech : 25.000 dont 2.500 femmes.
Meknès: 10.000 dont 1.000 femmes.
Missour : 500 dont 50 femmes.
Nador : 500 dont 50 femmes.
Oujda : 1.500 dont 150 femmes.
Ouarzazate : 20.000 dont 2.000 femmes.
Rabat-Salé : 10.000 dont 1.000 femmes.
Safi : 7.000 dont 700 femmes.
Settat : 10.000 dont 1.000 femmes.
Tanger : 500 dont 50 femmes.
Tarfaya : 15.000 dont 1.500 femmes.
Taza : 10.000 dont 1.000 femmes.
Tétouan : 1.800 dont 150 femmes.
Tiznit : 18.000 dont 1.800 femmes.
Azilal : 5.000 dont 500 femmes.
A tous ces volontaires, il fallait ajouter les personnels d’encadrement, les personnels de la santé et de l’assistance sociale, les personnels de l’intendance, les chauffeurs des véhicules de transport et leurs aides.
La Massira atteignit 350.000 âmes enthousiastes et impatientes de participer à la libération pacifique du Sahara. Elle aurait pu atteindre plusieurs millions si la possibilité avait été donnée à tous les volontaires de s’inscrire. En effet, les commissions d’inscription et de sélection devaient initialement fonctionner pendant une semaine. Elles ont été amenées à se clore pour certaines dès le premier jour, pour d’autres dès le lendemain et pour les dernières dès le troisième jour, tellement la mobilisation de tout un peuple pour répondre l’appel de son Souverain était massive et pressante. «Si j’avais ouvert plus de bureaux, j’aurais eu deux millions, trois millions, quatre millions et mobilisé encore plus de jeunes que de gens mûrs9».
A Tan-Tan et à Tarfaya, centres de bivouacs, ainsi qu’à Marrakech et à Agadir, villes relais de transit et de repos, d’importants stocks de denrées alimentaires, de médicaments et autres fournitures étaient constitués l’intention des marcheurs. L’achat et le stockage avaient été réalisés par l’administration centrale à travers une commission nationale où tous les départements ministériels étaient représentés.
Mais il fallait assurer d’abord le ravitaillement des 350.000 marcheurs pendant le voyage, autrement dit, les doter de vivres et de produits de première nécessité, suffisants pour la période allant de deux à cinq jours qu’ils devaient passer sur le trajet séparant les lieux de départ et d’arrivée.
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