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Sahara Marocain:De l’impasse à l’éclaircie, l’autonomie a fait renaître l’espoir

© sahara - source - infos
29.07.08 | 10:16

La dynamique que connaît la question du Sahara est, en grande partie, le résultat de la volonté affichée par le Maroc pour parvenir à une solution politique définitive, dans le but de répondre, d’une part, au vœu formulé par la communauté internationale de sortir de la situation de blocage et se tourner vers la construction et l’intégration maghrébines qui achoppent sérieusement sur ce problème, de l’autre.

Même si de nombreux obstacles se dressent toujours devant le règlement de ce conflit, un ensemble d’indicateurs portent à croire que la brèche ouverte par la proposition d’autonomie, initiée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, continuera de s’élargir sous l’effet de la détermination d’aller de l’avant affichée par la diplomatie marocaine.

Deux autres facteurs participent à la consolidation de la démarche adoptée par le Maroc pour clore ce chapitre : le soutien international grandissant au projet élaboré par le Royaume et l’effondrement de la thèse du séparatisme et de la division dans un monde peu enclin à tolérer l’apparition d’une nouvelle zone de turbulences. La stratégie suivie par le Maroc, au cours de ces dernières années, a eu comme conséquence l’enchaînement d’une série d’événements qui lui sont favorables, pour le moins que l’on puisse dire.

La dernière évolution positive en date n’est autre que la confirmation de Peter Van Walsum dans son poste d’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies. “Le statut de M. Van Walsum n’a pas changé. Il reste l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU et participe au processus de réflexion sur les prochaines étapes”, avait affirmé la porte-parole adjointe du secrétaire général de l’Onu. N’en déplaise aux sceptiques.

Un signal fort de la part de l’organisation onusienne qui exprime ainsi le besoin de maintenir le cap sur la recherche d’une issue finale, tout en donnant “au processus un peu de temps et de réflexion supplémentaires avant un cinquième round de négociations”. La proposition marocaine de négociation d’un statut d’autonomie des provinces du sud a débloqué la situation et balisé le terrain devant la relance de la négociation, puisque les autres parties ne faisaient que ressasser des options dont l’application s’est avérée, de l’avis même des observateurs onusiens, impossible. “L’indépendance du Sahara occidental n’est pas une option réaliste”.

C’est en ces termes que M. Van Walsum, qui est un fonctionnaire international dont l’objectivité est le principal credo, a balayé d’un revers de main une thèse entretenue depuis des décennies sous plusieurs slogans, tantôt «lutte de libération», tantôt «droit des peuples à l’autodétermination».

Cependant, une part de nostalgie, doublée d’une overdose d’obstination, empêche les partisans d’un tel discours de se rendre compte qu’entre la guerre froide et l’ère de la globalisation, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Le 6 novembre 2005, dans un discours adressé à la Nation à l’occasion du 30e anniversaire de la Marche Verte, S.M. le Roi Mohammed VI avait solennellement souligné : “L’attachement du Maroc à la marocanité de son Sahara n’a d’égal que sa volonté de trouver, pour le conflit artificiel suscité autour d’elle, une solution politique négociée qui confère à nos provinces du Sud une autonomie permettant à leurs populations de gérer leurs propres affaires régionales dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale”.

Quelques mois plus tard, le 25 mars 2006, le Souverain a appelé les fils des provinces du Sud à engager une réflexion sereine et approfondie sur le projet d’autonomie. Cet appel, lancé depuis la ville de Laâyoune, a amorcé un processus de larges consultations nationales, en application de la démarche démocratique, participative et inclusive prônée par le Souverain.

D’où la force et la pertinence de la position défendue par le Royaume qui a lancé une vaste campagne diplomatique pour présenter les grandes lignes du projet d’autonomie. Dans les cinq coins du monde, les émissaires royaux ont reçu des échos des plus encourageants à la proposition marocaine qui, au fur et à mesure, a commencé à s’imposer comme l’ultime solution à cette question. Au lendemain de la résolution 1813 sur le Sahara, la dernière en date (1er mai 2008), le porte-parole du département d’Etat américain avait affirmé : “Un Etat sahraoui indépendant n’est pas une option réaliste. A notre avis, une certaine forme d’autonomie sous souveraineté marocaine est l’unique voie réaliste pour résoudre ce conflit qui a duré trop longtemps”.

Une semaine auparavant, la France avait souligné que la proposition marocaine est “une base sérieuse et importante” pour la poursuite des discussions. Les exemples édifiants de deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU reflètent le climat ambiant au sein de la communauté internationale, qui veut à tout prix éviter qu’un nouveau foyer de tension et d’instabilité vienne s’ajouter à la longue liste des zones à conflit dans le monde. Parce que la création d’un Etat non viable dans le Sahara s’apparenterait à l’ouverture de la boîte de Pandore, qui va des trafics de tous genres (drogue, armes, êtres humains) jusqu’à la propagation du fléau du terrorisme tout au long de la ceinture sahélo-saharienne.

A la veille de la célébration du 9-ème anniversaire de l’intronisation de S.M. le Roi Mohammed VI, le Maroc n’a jamais été dans une situation aussi confortable concernant la question du Sahara, dans l’attente que les autres parties fassent preuve de la même sincérité et du réalisme requis pour négocier de bonne foi une solution politique définitive à ce problème qui, à chaque fois, renvoie aux calendes grecques l’édification maghrébine.

Par MAP

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