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Les perspectives du second cycle des réunions
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12.09.08 | 12:29
Dernière étape de la Marche Verte. L’on se situe actuellement dans la phase finale de la crise artificielle relative au dossier des provinces du sud du Maroc.
Ayant récupéré son Sahara légalement et pacifiquement conformément au droit, à l’Histoire et à la volonté des populations et ce, en exerçant un droit légitime reconnu à tous les pays à savoir celui de l’intégrité territoriale, le Royaume demeure fidèle à sa position en laissant les Nations unies et leur Secrétaire général élaborer comme ils l’entendent la poursuite du processus et les modalités de négociations entre les parties prenantes au conflit. Le second cycle de réunions se profile donc avec la confirmation du droit, de l’histoire et de l’attachement des populations du sud du pays à leur marocanité. En la question, tout le monde, même les hésitants et les incrédules se sont rendu compte aujourd’hui que le Maroc est dans son droit, qu’il a constamment fait preuve de bonne volonté, de sagesse et de respect envers le concert des Nations. Finalement, le temps donne toujours raison à ceux qui sont dans leur droit historique
Pour sa part, l’Algérie, dans sa position, endosse la responsabilité morale et politique dans le non règlement du différend. Aussi, il est impossible de prévoir, au cours des prochaines semaines, quelles seraient les nouvelles dispositions d’Alger.
Plusieurs éléments entrent en ligne. Le vieil adage «les roues de la diplomatie roulent sur les rails de l’ambiguïté» est parfaitement applicable. Dans ce contexte, les prochains rounds qui se tiendront quelques semaines après validation du nom du nouveau envoyé spécial du Secrétaire général par le Conseil de sécurité, auront pour objectif de transformer la relation entre les antagonistes, en la faisant passer d’un état de tension «binaire» où règnent la symétrie et la compétition vers un processus à trois pôles, état «ternaire» où le doute, l’interrogation et la différence vont pouvoir exister et la responsabilité être partagée.
Le résultat escompté n’est pas de définir un gagnant et un perdant comme peut le faire une instance d’arbitrage mais de rétablir la relation pour que les parties en conflit retrouvent la maîtrise de leur «conflit» et parviennent elles-mêmes à le résoudre.
Dès lors, il s’agirait de faciliter le passage d’un processus de type «compétitif» vers un processus de type «coopératif» avec la condition sine qua non d’entamer des discussions sans s’imposer de limitations et en étant prêt à saisir tous les avantages qui se présentent. Si les deux parties entrent en scène avec l’idée de coopérer, il y a de grandes chances qu’elles en viennent à se battre pour la réalisation d’objectifs équitablement partagés. Le grand moteur pour arriver à un accord est la recherche des intérêts communs et non pas la réalisation de desseins hégémoniques de pays tiers. A ce propos, Franklin D.
Roosevelt affirmait : «Il m’a toujours semblé que le meilleur symbole du bon sens était un pont». Quant à F. Schunack disait : « Il me semble que le plus difficile dans la construction d’un pont est de le commencer». Il s’agit donc d’être prêt à transformer des intérêts divergents en faisceaux d’intérêts communs. Et c’est en explorant ces derniers, que les parties prenantes pourront être stimulées à l’idée de partager des objectifs communs régionaux. La reine Elisabeth II, au cours de son voyage en 1965 en R.F.A, recommanda ce genre d’attitude lorsqu’elle déclara : «Depuis 50 ans, nous n’entendons que trop parler de ce qui nous divise.
Faisons, désormais l’effort de ne nous souvenir que de ce qui nous rapproche. Grâce à ses liens, nous pourrons commencer à forger une nouvelle et meilleure compréhension pour l’avenir». Sauf que l’essence même de la problématique de ce conflit artificiel demeure inchangée, la présence d’un acteur illégal. Le lien entre le polisario et des décideurs du régime algérien étant constaté, l’enjeu idéologique dépassé puisque masquant des intérêts, le temps consisterait à dénouer la difficulté d’identification des véritables mobiles que certains poursuivent.
Sur ce sujet, la déclaration de Peter van Walsum (ex-envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu) a été on ne peut plus claire. La partie adverse a des exigences déraisonnables. Ce qui sous-tend, par définition, qu’il existera toujours un point critique dans les prochaines réunions et au-delà duquel, la réaction, comme celle d’une pile atomique, peut devenir incontrôlable et destructrice.
Tags : international, autonomie du sahara, perspectives, réunions, second





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