politique
Douze Smic pour un Smac
© Romain Desbois - source Agoravox - infos
13.10.08 | 07:40
Ils travaillent tellement qu’on se demande quand ils prennent le temps de vivre ; les patrons méritent bien leur salaire. Est-ce à dire que les smicards ne méritent pas plus ? D’ailleurs, c’est tellement dur d’être patron que certains partent avec le jackpot même lorsqu’ ils ont été mauvais. Obligé de les super bien payer sinon ils iront ailleurs, disent les Parisotistes.
Pour l’embaucher,EADS a proposé 12 fois son salaire de PDG de la SNCF à Louis Gallois. Celui-ci a fait savoir qu’il se contenterait de son ancienne solde ; c’est assez rare pour le signaler. La co-présidence allemande n’a pas vu ça du même oeil. Selon la théorie de madame Parisot, Louis Gallois doit être douze fois meilleur maintenant. Les salariés d’Airbus virés apprécieront.
Ils ont tellement de boulot les patrons que jamais vous ne les verrez dans les tribunes de Rolland Garros ou au Stade de France. Vous ne les trouverez pas sur un Yatch, en première classe, en vacances aux Barbades ou choisir un bijou chez Cartier. Pas le temps ! Les trente-cinq heures, eux moossieur, ils les font en deux jours. Faut dire qu’un patron, dès qu’il se lève, il se considère au boulot ; quand il se brosse les dents, lit la presse du matin, c’est du boulot ; quand il déjeune pendant deux heures dans un trois étoiles, qu’il inspècte son ou sa secretaire, c’est qu’il bosse.
Les patrons c’est comme les bourgeois, plus ça devient vieux, plus ça devient riche !
Bon d’accord, on trouvera toujours des patrons pas comme ça et il faut reconnaître qu’être salarié est bien moins prise de tête (une fois le boulot fini, on passe à autre chose). Mais ces patrons là sont des arbrisseaux cachant la forêt.
Les patrons du CAC40 dont les revenus augmentent plus que tout autre, sont montrés du doigt à juste titre. Car ils sont à la tête d’entreprises qui sous-traitent à la quasi-totalité des autres boites qui doivent, elles, tirer au plus juste leurs coûts. L’externalisation des coûts par une filialisation de petites et moyennes structures, permet de masquer la ficelle.
Et si l’on instituait un salaire maximum indexé sur le SMIC que l’on appellerait SMAC ? Douze, vingt, trente fois le SMIC par exemple (à définir).
On verrait défiler les patrons aux côtés des salariés pour que le SMIC soit augmenté.
Même en 68 on n’a pas vu ça !
Tags : politique
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