rébus
Les pauvres puent
© Rébus - 16.05.08 | 18:25
C'est le slogan choc d'un loueur de voitures. Leur patron se réclame de Coluche pour revendiquer son slogan choc.
Il est content, ça fait parler de sa firme, et il peut poser à l'écolo, prétendant qu'il veut inciter à changer les véhicules.
C'est pas mal, sortir un slogan puant (c'est eux qui utilisent le terme) et jouer les bienfaiteurs de l'humanité, les donneurs de leçon un peu au passage...
Si c'était pour faire un coup, bien, c'est réussi, les journaux en parlent, les blogs aussi, bref, même si c'est pour dénoncer, peut être encenser pour certains, on trouve de tout, on rentre à fond dans la combine. le tollé comme les applaudissements font partie du plan média. Donc, je ferais mieux de la fermer, pas grave, jouons les idiots utiles.
Alors, les vieilles voitures polluent...Les pauvres ont de vieilles voitures (ça, c'est pour ceux qui en ont). Les vieilles voitures poluuent et puent, donc les pauvres puent...Ça c'est pensé. 100% des gagnants ont tenté leur chance. Heureusement que les pubards sont là pour nous éclairer sur notre époque.
Sauf que finalement, cette phrase n'a rien de scandaleux, elle est juste révélatrice de la philosophie qui règne dans nos sphères décomplexées. On la joue cool sur le slogan façon "c'est de l'humour coco", mais ça reflète une tournure d'esprit bien présente.
Celle qui autorise à parler d'assistés, de privilégiés et de feignasses. Celle qui fait que, lorsqu'au détour d'un reportage, on vous montre un Rmiste, un ouvrier ou toutes ces catégories absentes de la représentation cathodique habituelle, on le "caste" pour correspondre à un stéréotype. Un peu benêt, on peut supposer alcoolo ou simplet, pas un winner quoi. La vie de ces personnes n'est pas dûe à un accident de parcours, un concours de circonstances, non, soit c'est un choix délibéré (on le laisse entendre), soit c'est "génétique" selon un discours électoral.

Partant de là, la société n'a pas à intervenir ou à corriger ces inégalités. On peut même désigner du doigt ces boucs émissaires. Après, on joue les cyniques avec des gimmicks chocs.
Certains s' en indignent vetueusement , ne trouvant rien à redire à un Hirsch, l'abbé Pierre des riches, qui assurait hier que "pas un centime n'irait à l'inactivité" en évoquant fièrement son RSA.
Comprendre, s'en sortiront ceux qui veulent, les autres sont contents de leur sort et n'ont donc ni à être aidés ni même plaints. Bof, Martin, tu sais, pas besoin de ta pitié,ou de ta pseudo commissération, ton discours de dame patronesse, garde le, et assume ce que tu es, un chien de garde du sarkozysme. Ton discours de charité est aussi puant que celui du type qui a pondu cette campagne de pub.
Repris par Left_blogsIl est content, ça fait parler de sa firme, et il peut poser à l'écolo, prétendant qu'il veut inciter à changer les véhicules.
C'est pas mal, sortir un slogan puant (c'est eux qui utilisent le terme) et jouer les bienfaiteurs de l'humanité, les donneurs de leçon un peu au passage...
Si c'était pour faire un coup, bien, c'est réussi, les journaux en parlent, les blogs aussi, bref, même si c'est pour dénoncer, peut être encenser pour certains, on trouve de tout, on rentre à fond dans la combine. le tollé comme les applaudissements font partie du plan média. Donc, je ferais mieux de la fermer, pas grave, jouons les idiots utiles.
Alors, les vieilles voitures polluent...Les pauvres ont de vieilles voitures (ça, c'est pour ceux qui en ont). Les vieilles voitures poluuent et puent, donc les pauvres puent...Ça c'est pensé. 100% des gagnants ont tenté leur chance. Heureusement que les pubards sont là pour nous éclairer sur notre époque.
Sauf que finalement, cette phrase n'a rien de scandaleux, elle est juste révélatrice de la philosophie qui règne dans nos sphères décomplexées. On la joue cool sur le slogan façon "c'est de l'humour coco", mais ça reflète une tournure d'esprit bien présente.
Celle qui autorise à parler d'assistés, de privilégiés et de feignasses. Celle qui fait que, lorsqu'au détour d'un reportage, on vous montre un Rmiste, un ouvrier ou toutes ces catégories absentes de la représentation cathodique habituelle, on le "caste" pour correspondre à un stéréotype. Un peu benêt, on peut supposer alcoolo ou simplet, pas un winner quoi. La vie de ces personnes n'est pas dûe à un accident de parcours, un concours de circonstances, non, soit c'est un choix délibéré (on le laisse entendre), soit c'est "génétique" selon un discours électoral.

Partant de là, la société n'a pas à intervenir ou à corriger ces inégalités. On peut même désigner du doigt ces boucs émissaires. Après, on joue les cyniques avec des gimmicks chocs.
Certains s' en indignent vetueusement , ne trouvant rien à redire à un Hirsch, l'abbé Pierre des riches, qui assurait hier que "pas un centime n'irait à l'inactivité" en évoquant fièrement son RSA.
Comprendre, s'en sortiront ceux qui veulent, les autres sont contents de leur sort et n'ont donc ni à être aidés ni même plaints. Bof, Martin, tu sais, pas besoin de ta pitié,ou de ta pseudo commissération, ton discours de dame patronesse, garde le, et assume ce que tu es, un chien de garde du sarkozysme. Ton discours de charité est aussi puant que celui du type qui a pondu cette campagne de pub.
