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Qui veut la peau de Jean-Pierre Elkabbach ?
© Mehdi / Agoravox - 01.05.08 | 05:35
Celui qui, paradoxalement, venait de créer un comité d’éthique à Europe 1 pour contrôler les fausses rumeurs qui circulent sur Internet, fait en effet les frais de son empressement journalistique : on n’exige pas impunément de sa rédaction qu’elle annonce la mort d’un vivant, fût-il Pascal Sevran ! - Ses collaborateurs le lâchent
Pour se couvrir, le président d’ Europe 1 avait initialement parlé d’une « erreur collective » impliquant la rédaction de la radio. Ce qui a, on le comprend, profondément agacé la Société des rédacteurs d’ Europe 1 qui s’est exprimée en ces termes dans un communiqué du 22 avril dernier :
Il apparaît que lui seul a été le donneur d’ordre. Il a transmis l’information et ordonné qu’on la diffuse [...] La Société des rédacteurs exprime sa solidarité avec les journalistes qui étaient en première ligne au moment de l’annonce. Elle apporte son soutien à ceux sur lesquels le président d’Europe 1 a tenté de se défausser .
- Ses confrères le raillent
Déjà régulièrement raillé depuis les élections présidentielles, où sa proximité avec Jean-Luc Lagardère, propriétaire d’ Europe 1 et proche de Sarkozy, lui valait quelques critiques de la part de ses confrères, Elkabbach a fait l’objet d’une caricature assez sévère de Plantu (voir ci-contre et cliquez pour agrandir) en une du Monde (édition du mardi 29 avril).
J’aime la caricature parce qu’elle est une incarnation de la liberté (...). Mais là, après avoir découvert le dessin de Plantu à la une du Monde, je dis non. Moi, assimilé - puis identifié - à Oussama Ben Laden, à un chef terroriste, à un assassin, au responsable de tant d’attentats, de morts, de souffrances ? Non, vraiment, non. Je suis choqué. Je suis indigné, je suis révulsé ! Ce n’est pas un raccourci, c’est un court-circuit - aux relents d’ailleurs bien ambigus. Ce n’est pas une caricature, c’est une calomnie. Ce n’est pas une injustice ; c’est une insulte. Je ne l’accepte pas !
- Le CSA veut l’interroger
Et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en rajoute une couche en demandant à l’intéressé de s’expliquer sur cette malheureuse affaire. Convoqué le 6 mai prochain, Elkabbach a précisé qu’il avait :
envie d’être entendu pour expliquer une fois pour toutes l’affaire Pascal Sevran et son environnement .
- Sa direction restera-t-elle longtemps de marbre ?
