culture
Chapitre V: Au revoir
© Log.jeuxvideo.com Les derniers articles - source - infos
08.05.08 | 21:16
j'aime l'article |
j'aime pas l'article |
cacher l'auteur |
imprimer |
taille du texte + - |
9h00... C'était l'heure à laquelle Edward désirait partir le lendemain... en m'emmenant avec lui, donc c'était aussi l'heure de mon départ de Lexville. Il me l'avait dit rapidement alors que je quittai sa chambre d'hôtel avec une allure de zombie. Sur le coup, je l'avais entendu, mais pas écouté, et l'information me restait tout de même à l'esprit. Je clignai des yeux et tournai légèrement la tête. J'étais dans mon lit, sur le dos, les bras et les jambes en étoile de mer, et je fixais mon - magnifique - plafond.
- Mmmm.
J'émis un grognement. Je ne savais pas depuis quand, ni comment j'étais arrivée ici - chez moi. J'essayai sans succès de me souvenir de ce qu'il s'était passé entre mon départ du Princess et maintenant. Le néant, un trou noir. Pourtant, je n'avais ni bu ni pris de la drogue - ce qui, de toutes façons, ne faisait pas partie de mes habitudes.
Je lâchai un soupir et me tournai sur le côté, afin de me placer dans ma position favorite: en chien de fusil. Je me retrouvai ainsi face à ma penderie, dans laquelle se trouvaient, entre autres, mes vêtements, mes chaussures, mes valises, et autre bric-à-brac. Mes valises... Je songeai qu'il faudrait peut être commencer à les remplir mais... une petite voix dans ma tête m'ordonnait d'attendre encore un peu. Quitter la ville dans laquelle on avait pris racine n'était jamais évident, là encore moins puisque j'allais être confrontée à mon père.
Soudain, alors que j'étais - encore une fois - prise dans mes pensées, la sonnette d'entrée retentit, m'arrachant un petit cri de surprise, ainsi qu'un sursaut qui fit trembler mon lit.
- C'est qui ? Grognai-je en me souciant peu d'être polie.
- Euh... C'est Liza ! répondit une petite voix derrière la porte.
- C'est ouvert, entre.
J'entendis la porte s'ouvrir timidement, puis les pas mal assurés de mon amie - et collège. Comprenant qu'elle ne me trouvait pas, je lui lançai:
- Dans ma chambre !
Eh oui, trop ramollie pour faire des phrases complètes et construites. Elizabeth pénétra avec prudence dans la pièce où je me trouvais et me chercha rapidement des yeux. Lorsque nos regards se croisèrent, un immense sourire apparut sur son visage rond de bébé.
- Je te dérange pas ?
- Si mais maintenant que tu es là... marmonnai-je en lui souriant tout de même.
Elle traversa ma chambre à grandes enjambées et vint s'asseoir à mes côtés. Elle me fixa avec gaieté, puis anxiété.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demandai-je en voyant son inquiétude.
- Je me demandais comment tu allais... Ca ne doit pas être facile de... enfin, tu vois quoi, d'avoir...
- Eté virée, tu peux le dire, soupirai-je. Mais t'en fais pas, je survivrai.
- Oh ça, je sais bien ! Pouffa mon amie. Mais tout de même... Huston a été injuste avec toi.
- Ouais... N'empêche, j'aurai dû m'y attendre ! J'avais bien capté qu'il pouvait pas me saquer.
- Mais alors pourquoi l'as-tu ainsi provoqué ?! S’écria-t-elle, exaspérée.
- Que...
- Oui, tout le monde est au courant, là bas. Huston a passé ses nerfs sur chaque personne qu'il rencontrait alors forcément, on s'est posé des questions.
- Il m'a énervée, si tu veux savoir, à protéger son petit Grint !
- C'est là ton gros défaut, Amandine. Il faut toujours que tu pètes un câble lorsque quelque chose ne te plait pas.
- Et j'ai bien raison ! M’exclamai-je en haussant le ton. Je vais tout de même pas me laisser marcher sur les pieds !
- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, et tu le sais très bien, s'agaça Liza. Il faudrait simplement que tu apprennes à te maîtriser, sinon tu auras des ennuis. Tu vois ce que ta réactivité a donné hier, avec le patron.
Je ne trouvais rien à redire, puisque, de toute évidence, elle avait raison. Je me contentai de hausser les épaules en faisant une moue indignée.
- Bon, qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ? Me demanda-t-elle plus calmement.
- Je pars... soufflai-je avec une pointe tristesse.
- Oh. C'est sûr qu'un peu de vacances, ça...
- Non, non. T'as pas compris. Je m'en vais, je quitte la ville. Pour de bon.
- Hein?
Elle ne semblait - ou ne voulait - pas comprendre.
- On m'a proposé un poste à Elroy. J'ai accepté. Je pars à 9h00, demain.
Ses mains se crispèrent un instant, puis elle inspira un grand coup pour tenter de garder son calme. Elizabeth était beaucoup trop émotive - à mon goût.
- Allez, angoisse pas. On gardera quand même contact ! Dis-je en essayant de prendre un air joyeux, histoire de la rassurer.
Je posai une main amicale sur son épaule mais, à ma grande surprise, elle se dégagea d'un geste sec.
- Mais... Lize...
Elle m'ignora totalement et se leva brusquement. Sans même me regarder, ni m'adresser la moindre parole, elle partit de mon - minuscule - appartement en claquant la porte.
Quelle drôle de manière de se dire au revoir...
Merci à Finette88, ma première (et seule, je pense ^^) lectrice.
Tags : culture
cultureChapitre Viii: Elroy© Log.jeuxvideo.com Les derniers articles - 15.05.08 | 14:46 | ||
politiqueChapitre I: Un mauvais départ© Log.jeuxvideo.com Les derniers articles - 02.05.08 | 19:32 | ||
cultureChapitre VI: Réflexions© Log.jeuxvideo.com Les derniers articles - 11.05.08 | 10:46 | ||
cultureMa meilleur amie© amour - 10.05.08 | 07:04 | ||
politiqueLa pensée du silence 2© Log.jeuxvideo.com Les derniers articles - 12.05.08 | 03:32 | ||
culture Suite Partie 14 Jordane Gucci© Log.jeuxvideo.com Les derniers articles - 05.05.08 | 12:01 | ||
cultureChapitre Iii: La décision© Log.jeuxvideo.com Les derniers articles - 04.05.08 | 19:01 | ||
cultureJ'ai pleuré© [blogspace.fr] casimodotte : TRAHISONS PARENTALES - 06.05.08 | 15:56 | ||
cultureSentiment bizarre© amour - 07.05.08 | 10:50 | ||
cultureJournée d'un chômeur qui ne chôme pas© Jeune - 08.05.08 | 13:36 | ||






taille du texte 