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Combien pour votre concert «gratuit», Sir McCartney?
© Le Blogue du QL / Le blogue du QL - 03.07.08 | 13:56
par Gilles Guénette
On apprenait lundi que Paul McCartney chantera «gratuitement» sur les plaines d'Abraham le 20 juillet, dans le cadre des Fêtes du 400e anniversaire de Québec. Quelle générosité! Après Liverpool et Kiev, en juin, Québec sera la troisième et dernière ville au monde où l'ex-Beatle présentera un tel spectacle cette année. Québec deviendrait ainsi «un point de mire culturel à l'échelle mondiale». Wow! Selon le directeur de la Société du 400e, Daniel Gélinas, «C’est plus qu’un show. C’est vraiment de donner une notoriété internationale instantanée à Québec. Tout le monde va en entendre parler, tout le monde va savoir que McCartney est à Québec, et pourquoi il est à Québec. Et ça, ça vaut de l’or.»
Enthousiaste le monsieur. Pourtant, comme le fait remarquer ce matin Patrick Lagacé , chroniqueur/bloggeur à La Presse , une telle visibilité ne vaut finalement… pas grand-chose. «C'était où, son dernier show, à McCartney? Hein? Réponse: c'était à Kiev, à la mi-juin. Maintenant que vous savez ça, dites-moi, brûlez-vous d'envie d'aller visiter Kiev? C'est ce que je pensais. Eh bien! dites-vous bien qu'il n'y a pas un Ukrainien qui va visiter Québec cet été, ou l'été prochain, ou celui d'après, because McCartney. Parce qu'ils seront aussi indifférents au show de McCartney que vous l'avez été quand celui-ci a joué à Kiev.»
Selon La Presse , «La grande inconnue de cette entente demeure l'aspect monétaire. D'une part, Daniel Gélinas révèle que Sir Paul a accepté un cachet bien moindre que son tarif habituel. D'autre part, le directeur nous apprend qu'il a pu se payer l'ex-Beatle parce qu'il a récupéré 10 millions $ grâce à des compressions administratives et aux surplus du Championnat mondial de hockey, tenu récemment à Québec. Combien de ces millions iront à Paul McCartney? Le secret demeure entier.»
Le show de McCartney ne sera finalement gratuit que pour les touristes américains qui décideront de traverser la frontière pour venir voir la vieille rock star sur son déclin. De notre côté – contribuables aux portefeuilles sans fond –, il faudra sans doute attendre quelques mois avant de savoir combien nous aura coûté cette manne-tombée-du-ciel (espérons qu’un journaliste fasse une demande d’accès à l’information). Mais gageons que Sir McCartney ne se déplace pas pour des peanuts…


