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Delendo Julliardus est ?
© KaG - 04.07.08 | 15:35
J'avais préparé un billet sur les mésaventures d' Eric Julliard au MoDem qui après avoir vu le projet Construire en Mouvement (que je soutenais) écarté assez abruptement s'est vu refuser sa contribution (que j'ai parrainée) dans le cadre de la consultation des adhérents au motif qu'elle ne comportait pas les signatures physiques de ses soutiens.
Depuis, avec l'arrivée des fortes chaleurs et des orages, l'atmosphère est plutôt électrique entre ceux qui estiment que la démocratie interne est baffouée et le Mouvement tenu d'une main de fer par François Bayrou et le CCC et ceux qui estiment que notre fonctionnement et notre gouvernance ne sont qu'accessoires, ou que, si les choses ne sont pas parfaites, elles s'arrangeront dans le temps.
On ne peut nier qu'en terme d'organisation, de démocratie interne et de "politique autrement", un fossé se creuse petit à petit entre le discours qui a été tenu (ou tout au moins compris) et la réalité, que ce soit au plan local (mal vécu par beaucoup depuis un an) ou au plan national.
A titre d'exemple, je ne peux que regretter qu'alors même que la date limite de dépôt des contributions (pour la consultation des adhérents) n'est pas dépassée, un communiqué de presse soit publié indiquant que seul François Bayrou a déposé un texte d'orientation.
Ce ne sont, peut être, que des petites choses, mais qui, à la longue, usent et sapent le moral de ceux qui ont envie de voir de la nouveauté.
Je suis beaucoup moins exigeant que d'autres en matière de démocratie interne.
Mais j'estime que la parole de chacun doit être respectée, que tous soient écoutés et entendus.
La démocratie ne se décrète pas, elle se vit.
Bien sur, il ne s'agit pas de tergiverser des heures sur la couleur de la moquette de la salle Jean Lecanuet au siège, mais de pratiquer en interne ce qu'on souhaite promouvoir en externe.
Le grand paradoxe de cette histoire est que, qu'il s'agisse de Christophe , l'Hérétique , Werner , Eric , Remy , Marie-Laure , Farid , etc., nous sommes tous là pour la même chose : proposer une alternative à la France, et parce que nous pensons tous que le chemin pour y arriver passe par une troisième voie qui doit bousculer l'échiquier politique, cette voie étant, pour l'instant, incarnée par François Bayrou.
Pour autant, Eric Julliard (ou d'autres aiguillons exigeants) doit il êtredétruitécarté ?
Je ne le pense pas. Sans opposition, on n'existe pas (demandez à Mugabe), sans affrontement d'idées, on n'avance pas.
Une des raisons pour lesquelles j'ai adhéré au discours de François Bayrou fut qu'il souhaitait le débat d'idées mais pas celui des hommes, et que, de tous côtés, des idées sont bonnes à prendre au delà de celui qui les a formulées ou de l'appartenance politique de celui-ci.
A nous de ne pas l'oublier.
PS : ceci étant dit, je me considère toujours comme parrain de la contribution d'Eric, mais estimerais outrancier de lancer une procédure suite à son invalidation.
Repris par Journal MoDemDepuis, avec l'arrivée des fortes chaleurs et des orages, l'atmosphère est plutôt électrique entre ceux qui estiment que la démocratie interne est baffouée et le Mouvement tenu d'une main de fer par François Bayrou et le CCC et ceux qui estiment que notre fonctionnement et notre gouvernance ne sont qu'accessoires, ou que, si les choses ne sont pas parfaites, elles s'arrangeront dans le temps.
On ne peut nier qu'en terme d'organisation, de démocratie interne et de "politique autrement", un fossé se creuse petit à petit entre le discours qui a été tenu (ou tout au moins compris) et la réalité, que ce soit au plan local (mal vécu par beaucoup depuis un an) ou au plan national.
Ce ne sont, peut être, que des petites choses, mais qui, à la longue, usent et sapent le moral de ceux qui ont envie de voir de la nouveauté.
Je suis beaucoup moins exigeant que d'autres en matière de démocratie interne.
Mais j'estime que la parole de chacun doit être respectée, que tous soient écoutés et entendus.
La démocratie ne se décrète pas, elle se vit.
Bien sur, il ne s'agit pas de tergiverser des heures sur la couleur de la moquette de la salle Jean Lecanuet au siège, mais de pratiquer en interne ce qu'on souhaite promouvoir en externe.
Le grand paradoxe de cette histoire est que, qu'il s'agisse de Christophe , l'Hérétique , Werner , Eric , Remy , Marie-Laure , Farid , etc., nous sommes tous là pour la même chose : proposer une alternative à la France, et parce que nous pensons tous que le chemin pour y arriver passe par une troisième voie qui doit bousculer l'échiquier politique, cette voie étant, pour l'instant, incarnée par François Bayrou.
Pour autant, Eric Julliard (ou d'autres aiguillons exigeants) doit il être
Je ne le pense pas. Sans opposition, on n'existe pas (demandez à Mugabe), sans affrontement d'idées, on n'avance pas.
Une des raisons pour lesquelles j'ai adhéré au discours de François Bayrou fut qu'il souhaitait le débat d'idées mais pas celui des hommes, et que, de tous côtés, des idées sont bonnes à prendre au delà de celui qui les a formulées ou de l'appartenance politique de celui-ci.
A nous de ne pas l'oublier.
PS : ceci étant dit, je me considère toujours comme parrain de la contribution d'Eric, mais estimerais outrancier de lancer une procédure suite à son invalidation.


