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Sylvie Wolfs

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25.02.08 | 13:09

a aujourd'hui 42 ans,elle est la maman de 5 enfants de 6 à 20 ans. Son mari, Yann, est photographe auteur .

Ils vivent dans le nord ouest de la France, à la campagne.

Elle se consacre maintenant à sa passion qui est l’écriture. Elle est passionnée de culture et spiritualité amérindiennes. Elle nous entraine dans un univers méconnu, dans un monde qui s'est construit dans la viloence et le sang !
vient de publier Cheveux-de-Feu aux Eds Timée

Elle nous fait partager sa passion pour la culture amérindienne

Espérons que ce roman inaugure le début d'une longue Saga...





  • Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?


Je m’appelle Sylvie Wolfs, j’ai 42 ans, je suis la maman de 5 enfants de 6 à 20 ans. Mon mari, Yann, est photographe auteur. Nous vivons dans le nord ouest de la France, à la campagne. Je me consacre aujourd’hui à ma passion qui est l’écriture.

  •  Comment êtes-vous venue à l'écriture ?


J’ai toujours aimé l’écriture, mais sans aucune ambition particulière. Lorsque je me suis lancée -assez tardivement- dans l’écriture d’un vrai roman, je ne savais pas si j’en étais capable (le tout n’est pas seulement de vouloir, mais aussi de pouvoir !). A 40 ans, je me suis retrouvée (comme beaucoup de femmes qui se sont consacrées à leur famille) à un « cap » et je me suis dit : « c’est maintenant ou jamais ! ». Mes cinq enfants grandissaient, avaient moins besoin de mon attention constante, et je ressentais la nécessité de faire quelque chose « pour moi », et qui me ressemblait…

J’ai décidé d’écrire un roman et le thème s’est imposé par lui-même. Ensuite, j’ai commencé à présenter mon travail à des éditeurs, parmi les meilleurs (sinon cela n’a pas d’intérêt), donc les plus inaccessibles. Pendant 2 ans, j’ai essuyé refus sur refus (lorsque le manuscrit était lu). Il y a quelques mois, j’ai décidé de faire « la dernière tentative ». J’ai juste envoyé le lien de mon site Internet  à une vingtaine de maisons d’édition, et… Miracle ! Denis Lépée (directeur de la collection « romans historiques »), de Timée-Editions, m’a contactée. Mon roman, en l’état (et j’en étais consciente) avait besoin d’être repris pour correspondre à leur collection, surtout au niveau de l’intrigue et de la construction. J’ai accepté de débuter un travail commun avec Denis, très enrichissant. J’ai franchi toutes les étapes et Timée-Editions a décidé de publier le roman lorsqu’il serait terminé. Aujourd’hui encore, je ne réalise pas encore ma chance… C’est un immense bonheur. Un honneur aussi ! Les Indiens disent que « l’homme devient ce qu’il rêve ». Mon cheminement personnel prouve qu’ils disent vrai.

  •   Vos livres parlent des Indiens d'Amérique, quelles sont vos sources de documentation ?


Pour les Sioux, l’Irlande au temps de la Grande Famine, New York, ce sont mes lectures. Le cinéma également, pour les ambiances, avec des films comme « Danse avec les loups », « Little Big Man », « Jeremiah Johnson », « Gangs of New York », etc. Je collectionne aussi beaucoup de peintures, d’images, de photos de Curtis... Ces scènes et ces visages du passé m’inspirent beaucoup. Finalement le cinéma, l’image, la musique, la littérature me nourrissent.

Je ne pense pas que des connaissances historiques très pointues soit nécessaires pour écrire un roman comme le mien. Il faut d’abord aimer une chose pour bien en parler. Il faut ensuite ressentir pour retranscrire avec sensibilité un passé révolu, se mettre à la place des personnages, se projeter dans leur monde, leur époque, leurs sentiments, leur façon de penser, de voir, d’entendre, de parler… C’est le plus important, le plus difficile aussi sans doute, car il faut s’oublier et se donner entièrement.

C’est ainsi que les personnages deviennent « de chair ». Se documenter sur des dates, ou des événements, est aujourd’hui accessible à tout le monde grâce à Internet, mais « le ressenti » est primordial et ne s’apprend pas (à mon sens). En cela la maturité est nécessaire. Un bon contenu doit surtout avoir une âme…

Les Indiens disent qu’un homme médecin de valeur doit avoir tout connu et vécu, les bonnes et mauvaises expériences et sentiments, les malheurs, les bonheurs… Qu’ils doivent être avant tout des hommes. Je pense que pour un auteur, c’est la même chose.

Tags :

Journaux : Papyrus et vélins


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