politique
Delanoë-Royal, la guerre a commencé
© L'Hérétique - 15.05.08 | 06:39
Et voilà. Désormais, alea jacta est, comme a dit César quand il a franchi le Rubicond, les hostilités sont ouvertes. Le MoDem ne peut les ignorer, car de l'issue de ce duel dépendra une possible recomposition du paysage politique français.
Delanoë ne fait pas mystère de ne vouloir rassembler qu'à gauche, et est hostile à toute forme d'alliance au centre. Royal, elle, maintient la ligne qui est la sienne depuis le second tour de la présidentielle : ouverture tout azimut au MoDem.
Si un jour le Centre et une gauche réformiste veulent pouvoir gouverner ensemble la France, et c'est possible, il ne faut pas que Bertrand Delanoë deviennt le premier secrétaire du PS.
Si cet homme-là a une vraie légitimé à Paris, où il a tout de même fait 25 ans d'opposition avant de parvenir à prendre le pouvoir à la faveur des conflits internes de la droite, à l'échelle de la France, il est surtout le maire des Bobos. Image qui lui colle à la peau et dont il ne pourra se départir. Sa popularité est un feu de paille. Tant qu'il ne s'exprimera pas sérieusement sur des sujets qui fâchent, évidemment, il restera populaire. Mais lorsqu'il s'agira de faire face dans une véritable campagne électorale, on verra une sorte de Jospin II, avec tous les travers du personnage.
En tout cas, c'est tout vu pour moi : si un homme comme lui arrive au second tour d'une élection présidentielle, je ne voterai pas pour lui.
