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Quelles sont les sens des notions de Gauche, de Droite et de Centre aujourd'hui ?

©  Girino -

 

Il y a de quoi faire un débat houleux sur les différences entre ce trois mots qui régissent la vie politique française. On peut prétendre qu'elles sont inexistantes où presque, notament depuis l'ouverture made in Sarkzoy, ou alors qu'elle n'a jamais été aussi forte depuis le début de l'opposition entre les "républicains" sous la bannière de Marianne et les sarkozyste. Et il y a encore d'autre lecture.

De quoi viennent ce différentes vision ? Avant tout du bordel idéologique apporté par Sarkozy et son équipe issu, suivant son langage ou sont appartenance partisane, soit du zapping des idées que mène notre président ou d'un raffraichissement opéré par la droite.

Mais,ce bordel idéologique, je crois qu'il peut venir surtout de la fin des clivages entre la gauche et la droite, du changement des notions des mots centre, droite et gauche dont Sarkozy n'a finalement fait que profiter. Est-il simple de difinir ce qu'est un homme de gauche de droite ou du centre aujourd'hui ? Pas si sûr... Quelques exemples :

Kouchner, homme de gauche, dans un gouvernement de droite, le député UMP François Goulard à un metting contre les tests ADN avec les cadors de la gauche et du centre après avoir soutenu Bayrou lors de la campagne présidentielle, puis avoir voté Sarkozy au second tour, le Centre divisé entre une partie toujours incrustée à la droite, l'autre volontairement indépendante, un appel réunissant des réprésentants de toutes les mouvances politiques française contre les dérives du sarkozysme, et Sarkozy qui lui racle du côté de le Pen... Derrière tout cela c'est la question de nos frontières idéologiques qu'il faut revoir.

 

Depuis la chute de l'URSS, tout notre système politique gauche droite n'a plus de sens. Basée sur les divisons entre pro-communiste et anti-communiste, la chute du rideau de fer devait entrainer de grandes modifications. Les deux pôles droite et gauche s'étaient structurés autour de cette division. D'un côté de pôle de gauche allant ds trostkistes de Krivine au PS de Mitterand. De l'autre, le pôle de droite partant du centre-droit de Barre et VGE jusqu'à l'extrème-droite poujadiste et depuis les années 1970 lepeniste, en passant par la droite d'origine gaullienne de Chirac. Cette division étaient clair, et c'est ce qui a probablement mené toute tentative d'ériger un mouvement réellement centriste à l'échec (Mendès France, Barre et Bayrou en sont les meilleurs exemple) même si cela n'explique pas tout bien sûr.

Aujourd'hui, si les partis sont restés à peut près les même, leurs clivages ont changés. Bayrou avait beaucoup parlé de la fin du clivage gauche/droite pendant la campagne présidentielle. Il n'avait pas tord, et aujourd'hui le gouvernement d'ouverture voulu par Nicolas Sarkozy lui donne raison.

Exemple: on peut sans difficultés passer du PS à l'UMP,ce que les cas de Kouchner et Besson illustrent bien. Pourquoi ? Par attrait pour le pouvoir ? Pas seulement. Quelqu'un comme Bayrou a envie d'arriver au pouvoir, et pourtant il a refusé plusieurs fois le poste de Premier Ministre. Alors pourquoi des transfuges de la gauche ont rejoint Sarkozy ? Parce que le programme leur plait tout simplement ! L'ultra-libéralisme, ils sont pour depuis des décennies ! Alors pourquoi ne pas mener la bataille de front plutôt que de se cacher dans un parti de gauche ? Quand l'occasion s'est présenté, ils n'ont pas réfléchi 105 ans, ils y sont allés ! Mais pourtant, aucune union sur des principes, sur des valeurs commune. A cause du manque de conviction du sarkozysme, l'ouverture reste plus que jamais floue.

De même au PS où les divisions internes sont éléphantesques ! Sur le traité européen, sur la politique à suivre, et surtout queurelle sur les personnes pour représenter le parti. Débats d'idée ? Aucun , mis à part le livre de Jospin qui proposaient des initiatives intéressante sur le futur du parti. Mais depuis, rien.

Trosième cas, le problème du Centre, divisé entre un parti plein de militants sans élus - le MoDem de Bayrou - et un parti d'élus sans militants - le Nouveau Centre de Morin. Ajoutez à cela les centristes de l'UMP de Charette ou Douste Blazy, et le cas Cavada, difficiles de trouver leurs différences malgré celles sur le plan partisan (et surtout celui des unions électorales). Le MoDem a bien tenté une redéfinition des clivages, en voulant construire un pôle démocrate non pas a équidistance de l'UMP et du PS, mais radicalement indépendant. Mais face aux intérêts des autres partis en place, une telle volonté de construire un parti où comme le dit François Bayrou les adhérents sont « différents par leur histoire, mais réunis par leur avenir » est d'une difficulté sans communes mesures.

Voilà peut être une des clés de la reconstruction idéologique: se tourner vers l'avenir plutôt que de conserver les règles d'antant. Et si les nouveaux clivages n'étaient pas en parti là ? Un parti novateur réunissant les républicains venant de tous les partis démocratiques liés aux anciens clivages - un Centre reconstitué -, un parti archaïque inapte à sa propre réforme - que je verrai bien être le PS - et un parti d'illuminés ultra-libéraux néocon(servateurs)?

Ce n'est pas encore vrais ? En tout cas, ça en prend le chemin !

(éditon du 7 Novembre 2007 remise à jour)


© Girino : Quelles sont les sens des notions de Gauche, de Droite et de Centre aujourd'hui ?

Repris par Journal MoDem, Papyrus et vélins, grodem,mouvement (vaguement) démocrate grolandais, La foire du centre

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