pipoleries
La taupe de « Bakchich » au mariage de Jamel Debbouze
© Francesca Gasse / Bakchich - 10.05.08 | 00:55
Mais comment faire pour que se déroule une cérémonie de mariage sans que l’obsession de la sécurité et des paparazzi prenne le dessus sur le bonheur d’une vraie fête ? L’abbaye des Vaulx de Cernay (Yvelines), où la première partie de la fiesta s’est tenue de mercredi 7 à jeudi 8 mai ressemblait à Fort Knox, comme l’a constaté l’envoyé spécial de Bakchich , invité à ces quatre jours de liesse. Prière de montrer patte blanche à la gendarmerie, qui contrôlait les routes d’accès. Prière à l’entrée de passer sous le portique de sécurité. Prière d’éteindre le téléphone portable, au moins au début : l’obsession de la vidéo prise à la dérobée par un mobile indiscret motivait les nombreux malabars loués pour l’occasion. Seules deux personnes de la famille étaient autorisées à filmer, et un photographe avait été accrédité pour qu’un magazine à grand tirage achète à grands frais l’exclusivité. Un mariage people, ce sont de lourds enjeux financiers.
Remarque éclairée de la taupe de « Bakchich » à l’une de ces armoires à glace à oreillette : « Les grandes bâches blanches qui nous entourent, c’est une oeuvre d’art ? » Non, juste un immense paravent contre les photos non autorisées. Et l’on vit des pans de bâche, portés à bout de bras, coller aux basques des jeunes mariés et les suivre à la trace, histoire de les protéger des méchants paparazzi. Quand le champagne fut servi sur la terrasse de l’abbaye, fleurirent de beaux parapluies blancs… Toujours la crainte de la photo volée.
Mais bon, un hélicoptère vint faire un tour au-dessus du domaine, et c’en fut fini des protections inutiles…
Puff Daddy, Luc Besson, Diam’s…
Au premier jour de la fête, l’heure fut catholique. Après la cérémonie civile, prononcée dans l’abbaye, les quelque 200 invités de la journaliste animatrice et du comédien assistèrent dans la salle des Moines à la bénédiction d’un prêtre, Guy Gilbert, surnommé parfois le « curé des loubards ». Puff Daddy, Luc Besson, la chanteuse Diam’s, quelques brochettes d’animateurs télé - Alexandra Kazan, Frédéric Lopez… - et de nombreux membres des deux familles.
Après le champagne, le buffet, « délicieux » , selon l’envoyé spécial de Bakchich , servi sans fourchettes ni couteaux, dans de petites coupelles ou de petits verres. Les desserts étaient l’œuvre du cuisinier du Plaza. Le dîner se déroulait entre jongleurs, artistes du cirque et stands de jeux.
Un set des Gipsy Kings avait ouvert la soirée, et le chanteur de raï Khaled - « le plus marocain des Algériens » , d’après une fan - enchaîna, avant que Jamel lui-même, en verve, se saisisse du micro pour une chansonnette en duo. L’ensemble du domaine, avec ses trois hôtels, avait été réservé pour l’occasion, et ceux qui le désiraient pouvaient passer la nuit sur place, à l’Abbaye, aux Haras ou à la Ferme.
Jeudi, la journée était « off » : repos, avant le transfert vers Marrakech, en avion privé, pour la majeure partie de la noce. L’invitation au mariage, que les privilégiés avaient reçue roulée tel un parchemin et glissée dans un tube sur lequel était écrit « Jamelissa » - « trop mignon » , selon la taupe de Bakchich -, ne précisait pour le volet marocain ni lieu, ni programme.
Depuis jeudi soir, 140 guests sont rassemblés dans la verte Palmeraie pour continuer la fiesta. A suivre donc…
