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Lancement de LA Manu : la société civile décide d’agir
© Diego MELCHIOR - accéder à la source - infos
06.11.08 | 14:47
, c’est une nouvelle association fondée par
et
qui a pour objectif de fabriquer le lien étudiant-entreprise.
, 300 acteurs du monde économique, social et universitaire se réunissaient pour débattre autour du thème « Faire tomber les murs, fabriquer le lien ».
La confrontation entre individus aux parcours et aux expériences différents autour de quatre tables rondes a permis le succès de cette demi-journée. La mise en contact des différentes sphères de la société autour de la question de la construction du lien entre les étudiants et les entreprises a généré un débat de qualité et a permis à tous ceux qui étaient présents de mieux appréhender les problématiques de l’insertion des jeunes.
Que retenir des premiers moments de LA MANU ?
D’abord, LA MANU est un acteur de la société civile qui a décidé d’agir. Depuis trop longtemps, la question de l’emploi des jeunes est restée sans réponse. Les différents gouvernements successifs n’ont pas su apporter une réponse réelle à l’insertion des jeunes.
Dès lors, il est normal que les citoyens eux-mêmes se prennent en main pour apporter des réponses aux problèmes. Cette démarche d’expression de la société civile doit donc être salué à ce titre.
Ensuite, l’originalité de LA MANU, c’est de créer du lien, du lien entre étudiants et entreprises, certes, mais aussi du lien entre étudiants. LA MANU est donc un vecteur, à mon sens, de création de nouvelles solidarités à partir de démarches autonomes.
Certains reprochent déjà d’une part à LA MANU de n’avoir sa raison d’être que du fait de l’échec du service public de l’enseignement supérieur en matière d’insertion professionnelle des étudiants. D’autre part, quelques-uns sont encore convaincus que l’université et ses étudiants n’ont pas à tisser de liens avec le monde du travail et que toute initiative qui irait en ce sens ferait perdre à l’université sa crédibilité et son rôle de « temple du savoir » face aux intérêts marchands.
Évidemment, ces deux critiques n’ont pas de fondements réels. LA MANU n’a sûrement pas pour but de remplacer le service public et encore moins d’organiser depuis l’extérieur la privatisation de l’université.
Au contraire, LA MANU est sûrement une de ces têtes de ponts qui pourra permettre de modifier le rapport qu’entretient le capital avec le travail aujourd’hui.
Je suis convaincus que les étudiants qui passeront par LA MANU et qui seront de futurs salariés, voire de futurs dirigeants d’entreprises, auront un net avantage par rapport à la génération précédente : ils exigeront de l’entreprise, en plus de l’efficacité et de l’efficience, responsabilité sociale et respect des collaborateurs.
Tags : techno
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