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politique

Les socialistes et le SMA service minimum d’accueil

© Denis Szalkowski - accéder à la source - infos
15.05.08 | 06:28

J’avoue ma profonde aversion pour Xavier Darcos. Ses positions de droite extrême, sa suffisance, le dédain et le mépris exprimés publiquement sur les jeunes de banlieuedans son blogme révulsent profondément. Hier, il pérorait encore à l’assemblée nationale sur la question du SMA (Service Minimum d’Accueil).

Fier de sa trouvaille, il peut manifestement compter sur le soutien de la population qui est exaspérée des grèves à répétition (?). Rien d’anormal. Ce serait une erreur d’ignorer cette situation “politique”. C’est d’ailleurs le choix des maires de 2870 communes sur les 22500 qui disposent d’écoles communales. Ils n’étaient que 2000 lors de la grève précédente. Et, parmi ces maires, il y a des socialistes !

Alors, oui, on peut les comprendre nos amis… soucieux, avant tout, de se faire réélire dans 6 ans à la tête de leurs communes ou de leurs communautés d’agglo et de communes. Une fois la mesure entrée dans les moeurs, elle fera partie du paysage et nos électeurs exigeants et nos partenaires de la gauche de la gauche oublieront ! Le pari politique est sans risque, souvent à leur image.

Pour autant, le choix de proposer le SMA aux familles se heurte à très lourdes interrogations. Le ministre de l’éducation a proposé de financer la mesure sur la base des heures de grève non payées. Si les 22500 communes faisaient le choix du SMA, on ne voit pas bien comment l’Etat pourrait financer. L’Etat aurait, une fois de plus, réussi son tour de passe-passe favori en transférant la charge de la dépense sur les collectivités locales et territoriales.

Certains Maires ont mis en avant les risques juridiques supplémentaires que cette mesure leur fait porter. Risque juridique renforcé de mon point de vue par le fait de faire appel à des personnels de bonne composition - sans aucun doute - et dépourvus de la moindre qualification professionnelle sur ce type d’encadrement. Remarquez : un bac à sable, une cour d’école, un préau, une télé, des crayons, et des feuilles de papier, quelques lits sauront occuper la journée de nos enfants. tout a déjà été financé par les collectivités locales. Si j’étais en charge d’un exécutif local, j’inclurais quelques menus frais d’équipement à la note à régler. l’État joue au coucou. C’est de saison.

Pour revenir à nos amis socialistes, maires et présidents d’agglo ou de ComCom, que risquent-ils sur le plan politique ? Eh bien, je les rassure : rien ! L’article 13.1 de nos statuts nous oblige à respecter les décisions du congrès, de nos conventions ou encore du Conseil National. Rassurez-vous. Sur cette question, comme sur d’autres, rien n’a été tranché dans un sens ou dans l’autre d’ailleurs. Tout juste, disposons-nous de quelques communiqués lénifiants du bureau national qui a dû peser chacun de ses mots pour ne pas fâcher. La belle affaire !

Pour ma part, si je ne suis pas forcément opposé à l’idée d’un service minimum au niveau des services publics, je suis farouchement opposé à la manière dont ce gouvernement le met en place.

Crédit photo:ASPO/Birdlife Suisse

Autres éclairages

Les communiqués du Bureau National

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