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culture

Récits ..récréation

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06.07.08 | 00:38

Tagnaoute ..un récit emouvant par les
membres de Tafraoute.exprimetoi.net
et
Chleuhs.forumactif.biz

Mimouni :

Mille neuf cent cinquante Neuf, une année particulièrement
pluvieuse et une frénésie s'empare des gens des gens du
petit village d'Aday, dans la région de Tafraoute. Beaucoup
de travail les attend dans les champs pour la récolte
exceptionnelle de cette année, blé, orge et fruits,
même le bétail paraissait s'épanouir.
Chaque matin, dans le village, une activité soutenue est
visible, des chèvres en grande quantité qui quittent les
ruelles étroites d'Aday a destination des champs
le plus souvent convoyées par des enfants en bas age,
garçons et filles. L'école ne faisait pas encore partie
du rituel quotidien. Des haies de cactus couvraient
presque les maisons basses en pisé. Quelques vieillards
d'aucune utilité dans les champs sont accroupis le long
des murs comme pour surveiller l'endroit pendant
l'absence de ses villageois absorbés par le ramassage
des cultures.
Une femme, répondant au nom de Tagnaoute,de corpulence
assez forte, et de comportement assez anormale bouleverse
le silence qui règne dans ce patelin chaque fois qu'elle
traverse une rue pour se rendre accomplir la tache de ménagère itinérante. Ce silence est interrompu par les cris de méchants
enfants impolis qui se lancent a sa poursuite WAWA WAWA WAWA !.. parlant difficilement
et de manière instable , tagnaoute articulait des mots sans signification.
Ce comportement d'enfants morveux reste cependant sans portée malsaine car
il ne reflète pas un mouvement d'ensemble, beaucoup de ces momes refusent
de s'associer a leur triste besogne.
Tagnaoute, malgré son physique est très active, travaillant dans des conditions
difficile et gagnait beaucoup d'argent qu'elle mette en réserve puisqu'elle mange
en général dans les cuisines des maisons ou elle passe sa journée.
Des années passent, les écoles ont ouvert leurs portes, beaucoup de jeunes
ont émigrés vers l'Europe et le village commence a se moderniser ....
Tagnaoute, toujours avec sa silhouette imposante mais en plus de sa
défaillance physique originale, l'age commence a faire de l'effet sur son
corps.

TAZZLA

Tagnaoute donc, avec l'age se sente trahi par ses moyens
physiques, en plus de sa défaillance au niveau de ses
oreilles (tagnaoute= celle qui n'entend pas) est maintenant
victime d'autres insuffisances. Les hommes ne se tournent
plus sur passage pour admirer la belle statue de son corps
bien bâti, en plus, ces genoux et muscles commencent a
trembler en proie au fléchissement de ses muscles. Une
autre anomalie encore plus grave l'affecte, son acuité
visuelle commence a faiblir, bilan désastreux pense-t-elle
pour tagnaoute qui n'a d'autres ressources que son corps
et ses bras ! Elle dresse mentalement la liste des gens
qui peuvent lui porter secours mais le résultat est
décourageant. Seule une femme au fond d'une ruelle
paraissait lui être aimable et protectrice, c'est la seule
maison ou Tagnaoute est habituée a manger et s'habiller
sans contre partie, elle n'a pas besoin de travailler pour
se régaler dans cette maison. Aussi, elle a pris cette femme
pour une soeur sincère , celle que la nature ne lui a pas
donné. Chaque fois que tagnaoute est en manque , elle se
dirige sans penser vers sa soeur non génétique. La
nourriture abonde et l'accueil est chaleureux .. ici elle
peut goûter aux délices de la vie, l'huile d'argan et l'Amlou,
concentré de noix d'amandes a l'huile, thé de bonne qualité
et autres fruits exotiques .
Il est temps pour tagnaoute d'avoir un local pour la contenir
dans le cas de maladie imprévue, dans le passé elle se contentait
d'errer de maison a maison.
La complicité de sa pseudo soeur lui a permis de disposer d'une
ancienne cuisine externe sorte d'anoual avec son kanoune
qu'une voisine lui a cédé gratuitement.
Tagnaoute se sente enfin a l'abri dans son nouveau refuge
son kanoune et ses divers ustensiles et choses de la vie.
Elle y en emménage divers coins pour arranger son patrimoine
, ustensiles, timkilines, verres et autres .......

Aokas

Pour tagnaoute, rien n'est le même, sa santé s'affaiblit, son
corps perd de beauté, et sa silhouette jadis dominante commence
maintenant a pencher et se courber, et tamelhafte noire qu'elle
portait semble plutôt perchée sur un séchoir et non couvrant un
corps de femme. sa santé aussi ne lui permet plus de travailler
comme de coutume et donc elle gagne moins , les gens ne lui font plus
de cadeau, la vie a changé et les villageois sont devenus plus
matérialistes. sa soeur par bonté a quitter ce monde malgré son
jeune age, les gens qui sont bons disparaissent vite se disait Tagnaoute
et dieu a voulu la laisser derrière elle , peut être Tagnaoute ne
faisait pas partie de ces gens aimé par dieu et que ce dernier
rappelle a ses cotés très tôt pour leur épargner les désarrois
de la vieillesse et l'hérésie des jeunes.
tagnaoute a bien essayé de renouer le contact avec la famille
de sa soeur, mais hélas, la famille a perdu de sa bonté et sa
générosité, la vie est devenue plus dure, la concurrence aussi
a occuper les premières places de la pyramide, les familles ayant
des émigrés en Occident semblent s'enrichir plus vite et de
nouvelles maisons robustes et belles font leur apparition dans
le village d'Aday. maintes fois, elle s'est rapproché de la famille
de sa soeur , mais l'accueil est froid, les gens semblent plutôt
occupé a se hisser dans la hiérarchie de la vie et les choses de
complaisance sont reléguées au second rang, même le fils de sa
soeur , jeune homme instruit , fonctionnaire et faisant un
métier plutôt noble ne semble plus lui prêter aucune attention.
tagnaoute se résigne enfin a s'immobiliser dans son anouale
noirci par les restes de l'utilisation et de l'age, le manque
soin aussi. tagnaoute faiblit de plus et chaque jour elle
découvre une défaillance supplémentaire dans son corps,
ses dents commence a la quitter une a une, suite au manque
d'hygiène ou d'une maladie antérieure non traitée.
La maladie s'installe, la misère s'installe alors que le village
et ses occupants évoluent positivement, ce mode me vomit,
ce monde m'a vomit et m'ignore se disait-elle?
tagnaoute commence a compter les jours qui lui deviennent longue
et implore le créateur de la rappeler a ses cotés, la soustraire de
ce monde qui n'est plus le sien ....

CHAMA

Le flot des malheurs qui s'abattaient sur Lalla Tagnaoute ont fini
de la transformer en vagabonde errante, un bâton lui sert de
soutien et d aide, elle ignore le temps, et passait ses journées
a errer de rue en rue et village en village ou dans les champs.
Des gens lui offraient bien des morceaux de pain, mais la
pauvre n'a plus les dents pour les mâcher.
Le temps n'a plus de signification pour elle, les heures de sortie
de son logement n'obéissent a aucun horaire de même que
celles de son retour.
Le bruit court dans le village que Lalla Tagnaoute a amassé une
grosse fortune durant son travail de ménagère grâce aux dons
et cadeaux, et peut être aussi que les hommes lui font d'autres
cadeaux secrètement, Lalla Tagnaoute était belle et forte mais
démunie.

il y a une suite
Mohand le Rifain ..Récit de Mimouni

Toute ressemblence avec la réalité
découle uniquement de le coincidence

Mémoire de Mohand le Rifain

Mohand l'enfant mal aimé du village a vu le jour vers 1937 au village
de Ketama dans le Rif. Tout le prédestinait a un future sombre, assez
deformé, de morphologie plus grande que la normale, complètement
teigneux, pas un cheveux sur la tete , en plus son crane a l'aspect
d'un terrain volcanique. Mohand est la risée des enfants du village,
tout le monde se plaisait a lui donner des coups et a fini par s'y habituer
a telle façon que c'est devenu une manière de le dorlotter. Vers 1947
Mohand devait avoir 10 ans a peu près, l'etat civil n'etait pas encore de
rigueur dans la région. Sa seule ambition, l'unique est de s'approcher
de la jeep du militaire colon qui administrait la région, klaxonner , puis
prendre la fuite. Il est l'unique villageois qui peut se permettre un tel
luxe, considéré comme un aliéné personne ne prete attention a son
comportement. Un jour , l'administrateur colonial habitué a rendre
visite au cheikh de la region dans le but de fortifier et honorer son
règne, attrappe Mohand, il lui donne un chiffon et lui ordonne de
depoussierer le véhicule. A partir de ce jour, la vie du teigneux a
changé, il s'adonna a ce travail avec ardeur, centimètre par centi-
mètre la jeep est nettoyée de telle façon que le proprietaire resta
bouche bée.

a suivresuite ...


Mohand, mainteant libre et disposant de quelques millions
reserve quelques jours a etudier la situation pour determiner
la region de sa nouvelle résidence. Il n'a nullement l'attention
de quitter sa region, et trois posibilités reviennent constamment
brouiller sa pensée. Rester definitivement a Ketama, Oujda
ou Taounat. Il passa en revue les possibilités de chaque région.
Taounat parait ne pas répondre a ses attentes, et les gens de
Taounat lui paraissait ne plus etre des Rifains, ils parlent l'arabe
et ressemblent plutot a des pseudo-fassis, en fait, taounat a
profité de sa proximmité de Fes, les riches fassis s'achetent
a gros prix les lopins de Taounat dont les ruraux devinrent de
simples fermiers serviteurs, leurs enfants ont pu integrer les
ecoles par appui des gens de fes et ainsi ils se sont completement
intégrés. Mohand, opta pour Oujda, mais la encore, trouva que les
Oujdis ont complètement perdus leur identité de rifains, et de
l'avis des pures , devinrent des Gal'aa'i soit des pseudo-rifains
aussi. Il reste Ketama, ce village ne lui procure aucun bon
souvenir, comment s'epanouir dans un lieu ou, il etait traité moins
qu'un ane, et que les gens de sa generation profitent de toutes
les occasions pour lui rappeler les coups du passé et 'etat de son
crane. Il plia bagage et rejoint Tétouan, la capitlne citadine semi
Marocaine, sem-espagnole par culture. Il s'y installa, et continu
a picoter et fortifier sa fortune dans le domaine des drogues
naturelles. Durant les années 70, le gouverneur de la région de
Ketama lui proposa d'investir en lui assurant qu'il aura tous les
appuis necessaires. Mohand se laise guider et obeit a la lettre
au gouverneur et ses alliés. Il emprunta facilement quelques
milliards sans meme savoir la procedure, la moitié de cet
argent est detourné par ses guides contre son intronisation
en parlement. Il edifia un hotel et quelques epiceries dans la
région, et, en tant qu'elu et siegeant en haute instance, ses
affaires ont connu un enrichissement fulgurant. Voial maintenant
plusieurs decennies qu'il est conseiller, quoi que sa fonction est
reduite a la presence dans ce prestigieux espace, parce que ne
sachant ni lire ni ecrire. Cet espace lui permet de se reposer et
meme dormir loin des routines et traitement d'affaires financières
Mohand, honorable, conseiller du peuple, baron parmis les grands
eu des enfants, des villas, des usines, le respect et l'honneur de
tous.


a suivre

Destin de femme

Auteur :Abdelmalek Mimouni
Dieu créa au début un homme puis sa femme,ils
eurent parait-il une fille et deux garçons. En
grandissant, l’un des frères jetta sa dévolue
sur sa sœur qui était sans doute pulpeuse, de
toute façon il n’avait pas le choix,elle était
femelle unique sur terre.
Le fait de se partager la blondinette n’a pas
été accepté. Vint alors le moment crucial de
passer a l’assaut et s’accaparer le bijou
………on
assassina l’autre et on prend possession de la
belle qui devint la mère de l’univers…………en ce
moment le mot inceste n’existait pas encore.
Actuellement,on reconnaît discrètement qu’ en
fait nous sommes son fruit..que cela plaise ou
non.En fait, mieux vaut être issu de l’inceste
que du singe,aucun autre choix possible. Ainsi
donc la femme a donc toujours était l’objet de
domination,d’exploitation ou d’acquisition.Des
siècles se sont succédés sans changement. Dans
l’antiquité, le seigneur c'est-à dire l’homme
le fort et intelligent poilu, en toute dignité
et prestige pratiquait l’hospitalité sexuelle
c'est-à-dire livre sa femme et ses filles a
ses hotes.Au cinquième siècle avant Jesus, on
instaure la prostitution profane et légale,soit
aux alentours des sanctuaires religieux , les
hommes peuvent prendre possession de ces corps
frêles et sans défense pour un moment et ceci
juste après la prière (une gratuité) puis les
abandonner a leur sort.Après la délivrance,les
progénitures sont abondonnées aux pirates et
marchands qui les élèvent comme des poulets et
les revendent a titre d’esclaves.Puis , notre
docile moitié a vue son rang s’améliorer , elle
devient par statue « objet du maître » qui a le
droit absolu sur son corps et âme. De la , elle
passa au grade de dictérions (maisons d’état ou
sont exploitées les femmes au profit du régime
et sa trésorerie ).Ces dictérions ont par la
suite étaient divisées en trois:les dictériades
les aulétrides et les hétaires. Mais le malheur
de la femme a continué a se perpétuer.Ainsi, un
jour on décréta ,que pour assouvir le besoin de
monsieur en chair fraîche, il est nécessaire de
diviser cette catégorie en deux, l’une dédiée
administrativement et légalement,c’est l’épouse
et l’autre sans statue sera sacrifiée pour les
urineries passagères de monsieur. Enfin, on est
devenu moderne,équitable, on passe aux choses
sérieuses, on reconnaît et adopte les livres
saints émanant de dieu et qui privent la femme
de ses droits minimes. Le male lui, est plutôt
bien servi et dispose dorénavant de moyen tout
a fait légal de pouvoir manipuler, exploiter et
se servir a outrance du corps de son autre ego.
…………Il peut tester le bon fonctionnement de son
outil en défrichant, démolissant, se delectant
des divers composantes, inspectant les coutures
plis et replis en tentant a chaque fois de se
faire un nouveau record sur sa victime.celle-ci
sans recours,ni résistance physique adéquate ne
peut que constater et mémoriser le fabuleux
et performant travail du male dominateur qui
l’a contraint au jeu du plaisir personnel non
partagé. Les romains ont aussi, bien avant les
arabes profité de cet état de chose en créant
les meretrix(maisons de femmes esclaves)dirigée
par un leno (proxenète agrémenté),un fait dont
atteste les fouilles récentes et anciennes a
Pompéi et suivis par les gynécées et les harems
où la femme devient une denrée que l’on peut
stocker et user a volonté et ceci en fonction
de sa bourse. L’armée du monde moderne a aussi
organisé et financé les « camp followers » ou
camps suiveurs, soit des milliers de femmes qui
sont obligées de croupir a coté des militaires
pour que le baroudeur puisse la monter entre
deux batailles.L’église, et surtout en temps du
pape Jules2 a autorisé et permit l’exploitation
de la femme en instaurant les « public hotel »
dirigé par un religieux qui collectent le fruit
du travail de ses femmes pécheresses devenues
bienfaitrices pour le moment et pour couronner
le tout on imposa a notre moitié de porter un
collier jaune pour montrer son appartenance et
rang en société. Mais monsieur est insatisfait.
……………Pour conclure, on n’oubliera pas de citer
le complex prostitutionnel allemand (des
milliers de femmes) destinées a essorer les
visiteurs et autres durant le déroulement de la
coupe du monde.L’Afrique elle, a connu et continue a perdurer
l’exploitation, la marginalisation,l’oppression
patriarcale et le favoritisme de l’enfant male
sur la femelle et continue a nos jours encore
sectionner le sexe de la femelle pour qu’il ne
soit qu’un trou passif, ailleurs, d’autres font
porter a la femme une kechchaba ou bourka la
couvrant totalement.
Ma sœur, ma mère, ma fille……ce n’est pas encore
demain que tu disposeras de tes droits !
**********************************
Nous sommes en 2006,le savoir est banalisé, la
technologie a métamorphosé les esprits et les
astres lointaines violées, et l’Africaine est
toujours sous le soleil accablant,assoiffée,
fatiguée,tu ramasses les crottes d’animaux sur
les plaines pour cuire les repas de monsieur
qui somnole a l’ombre tout en courtisant tes
voisines et élaborant des plans pour accroître
le nombre d’individus de son harem.Pas loin de
là,tu es emprunté par un voisin ou proche pour
remplacer l’âne le jour du souk hebdomadaire.
………Ailleurs, pieds nues tu parcours le Sahara,
l’Himalaya,l’atlas,les Pyrénées a la recherche
des besoins journaliers de ta famille. Au fin
fond du monde moderne, des boulevards ont été
attribués à tes semblables, là, elles seront
exposées toutes nues , en vitrine éclairée, de
jours comme de nuit afin que monsieur puisse
choisir a l’œil l’article qui lui plait, jeune
ou veille, blanche ou blonde, noir ou café au
lait, catholique,musulmane,juive ou bouddhiste
Le monde entier est représenté ici par filles
interposées, en articles exposées derrière les
vitrines a l’attente d’un consommateur scrutant
le contenu et contenant….
…………Des millions de crimes ont été épargnés par
par le fait que tu existes,du fait que toi seule
est capable de dessécher les tuyaux de venin du
male et donc éliminer cette puissance maléfique
par décharge intégrale a partir d’un corps suant
et puant vers ton havre de sérénité, de calme et
de tranquillité seule apte a cette noble tache.
Le male géniteur que dieu a doté de ce ridicule
Et bizarre instrument, saugrenue et a géométrie
variable qui ne trouve son calme qu’ a l’état
d’étranglé ou suffoqué , respire enfin, tout son
malheur est transmis a sa douce moitié……………… Toi
ma sœur, malgré tout ce que tu as enduré, et le
fait d’avoir généré la vie en enfantant pendant
neuf mois, et malgré les douleurs surhumaines de
l’accouchement , et plusieurs années pour mettre
sur pied ce chef d’œuvre, l’homme, dès que tu
disparais tes souvenirs subissent le même sort,
pas même le droit de donner ton nom familiale a
ta progéniture,c’est encore lui, dont l’acte n’a
été qu’un court moment de plaisir qui aura ce
privilège…Il y a aussi des choses que même les
historiens ne reporteront jamais mais que la
mémoire humaine retiendra pour l’éternité………Des
énergumènes poilus a volonté, au regard horrible
répugnants et suants a outrance circulant en 4x4
a verre tintée,en moyen Orient, croulant sous le
chargement d’oisillons asiatiques destinés a la
consommation,aspergés en intimité et en publique
Va ma mère, ma sœur, ma fille, dieu t’a banalisé
par humain interposé et pour ceux-là tu resteras
toujours comme telle…..et on continu a créer des
procédées pour une exploitation intégrale de ton
corps, de ton âme et esprit…a outrance ………………………
………………du striptease évolutif moderne on passe au
cunnilingus (bouffer la femme),a la danse contact
a la domination,au facial, au fantasme,au fétiche
au fingering, au fisting, au golden shower, au
out-call et in-call……………………la liste est longue et
monsieur ne sera jamais satisfait……
………Chez les muslims, tu portes le deuil après son
décès, lui, il en est exempt.
Je vois loin le jour de ton humanisation,sacrée
femme, tu aurais pu être une déesse terrestre.
Destins de femmes nord-africaines à travers l'histoire

Des Carthaginoises à la Kahéna... Saïda Mannoubyya... Aziza Othmana et aux contemporaines : Voix de femmes

Je vous parle de Carthage.

Qu'importe mon nom et qu'importent les 2.150 ans qui nous séparent !

Je passe à travers vous, particules indestructibles pénétrant matière et air d'une même indifférence. Errante prestigieuse et sereine, je traverse les jardins, les maisons, les espaces; les ruines de la Grande Carthage m'enchantent.

À toi ! Didon mon ancêtre, bâtisseuse de cette " ville nouvelle ", tu en es l'aurore, j'en suis la nuit tombée.

Je vous écris du temple d'Eshmoun, les flammes dévorent avec voracité les poutres de bois de cyprès et montent, rougeoyantes, pourlécher la charpente du temple. Je les vois arriver à moi de toutes parts, je serre mes fils, je presse leur tête contre ma poitrine, je ne veux pas voir leur regard affolé.

Astrubal, époux tendrement aimé, je te hais désormais depuis que l'être que j'ai érigé s'est détaché de toi. Tu es nu, là, déserteur, félon, tu t'es vendu à Rome.

Tu ne connaîtras jamais la mort si douce, le bien-être de l'éternité à travers les âges où ton corps dispersé en particules plane dans l'espace, infiniment mobile.

Tu auras agglutiné à ton nom la malédiction des Carthaginois. Tu les as trahis, deviens donc romain, mais sans âme et sans honneur.

Pourtant, Astrubal, ta traîtrise t'a immortalisé cependant que l'Histoire n'a conservé de mon immolation qu'un mouvement de stupeur et d'angoisse, abandonnant aux cendres mon nom de femme fidèle !

Peut-on, pour une ville, se jeter dans les flammes avec ses fils ?

Oui ! je l'ai fait pour que vive Carthage !

Je vous parle de Carthage.

En ce jour de printemps de l'an 203, l'amphithéâtre déborde de spectateurs venus se repaître de notre sacrifice.

Nous allons mourir pour Dieu. Nous allons mourir comme Jésus supplicié sur la croix. Tel est notre destin. Devenir martyres pour que la violence se mue en bonté et en magnanimité !

Le peuple s'agite, il veut du sang, il hurle ! Les festivités commencent, les fauves sont lâchés, Perpétue et moi descendons dans l'arène.

Ma maîtresse a accouché il y a tout juste vingt-trois jours, son enfant est à l'abri chez sa mère, son mari l'a abandonnée, lassé par ses idéaux mystiques. Je le comprends, mais moi je ne peux rien dire et je vais me faire dévorer par les lions, moi la servante Félicité. J'irai au paradis des Chrétiens, m'a dit ma maîtresse, mais la vie ici-bas me convient pleinement !

Elle est blême, elle se tient difficilement debout, la montée de lait laisse des auréoles mouillées sur son corsage, sa robe est tachée de sang, elle croise les mains et prie son Dieu de justice.

Elle m'a dit de ne pas m'inquiéter car elle m'associe à toute ses prières, mais je n'ai pas envie de mourir !

Je dois la suivre pourtant. Les gardes nous font signe d'avancer, je recule, ma maîtresse me pousse vers eux.

L'arène, pieuvre enveloppante, assourdissante, jette ses tentacules : yeux fous, bouches ouvertes, mains tendues, cheveux hirsutes, yeux, bouches... grondement, tonnerre....

Je veux fuir. Je ne le peux. Hypnotisée, on ne m'a pas enseigné la révolte !

Les fauves arrivent, souples, affamés, féroces, leurs pattes touchent à peine le sol tellement ils sont pressés de nous dévorer.

Le premier se jette sur ma maîtresse ; d'un coup de griffes, son bras est arraché, je hurle des sons qui ne s'entendent pas, les deux lions achèvent de la mettre en lambeaux, son sang gicle, une odeur poisseuse me soulève le cœur, ses lèvres ne cessent de bouger, mais que dit-elle pour ne rien sentir ? Quelle prière anesthésie ses sens ?

L'arène émet un long spasme d'angoisse pendant que les fauves se tournent vers moi! Dieu de Perpétue! Je ne veux pas de paradis, je ne veux pas souffrir!

Mon esprit discerne dans le tumulte une rumeur montante horrifiée : assez, assez!

Tout chavire...

L'an 384, je vous écris de Carthage.

Je viens d'arriver en carriole dans cette ville étrange. Un cousin lointain me donne le gîte dans sa maison du côté du port. La ville est immense, avec de grandes voies bien pavées qui partent du Levant et filent droit vers le Couchant.

Je cherche mon fils, Augustin. On m'a raconté des choses atroces sur sa vie ! Il passe ses nuits au théâtre, il fréquente les filles de mauvaise vie !

Je ne le laisserai pas s'abîmer dans la licence et le libertinage. J'ai vendu mes bijoux, ma tunique ne tient plus que par des anneaux de cuivre, ma ceinture est une tresse de chanvre. Qu'importe!, cet argent, il me le fallait pour payer le voyage d'Augustin à Rome. Il faut qu'il parte.

Mais où peut-il être ? Il fait nuit noire dans le port, l'obscurité m'effraye, la rue qui monte à droite est éclairée par des lanternes accrochées aux murs de pierre, j'entends une flûte.

" Augustin, pauvre fou, où donc t'es-tu perdu ?

- Dans le théâtre, mère, dans les décors, dans les passions, dans la volupté et l'amour, dans le geste et l'émoi.

- Augustin, mon fils, pars, rends-toi à Rome et sauve ainsi ton âme !

- Mère, aux créatures ivres d'éternité, cherchant l'instant fugace où elles pourront entrer dans la maison éternelle, que dirai-je ?

- À Rome, on t'apprendra la voie qui mène à la Cité de Dieu, mon fils, alors, tu leur montreras le chemin. Pars ! "

Je vous parle d'El Djem en l'an 647.

Je suis Dehïa, fille de Tebtet, fils de Tifane des Jeraoua de l'Aurès. On m'appelle la Kahéna.

Mes guerriers et mes guerrières m'entourent dans cette forteresse romaine, je brandis haut ma bannière. Toutes les tribus berbères se sont ralliées sous mon étendard pour défendre notre terre envahie. Je les conduis vers la victoire.

Je jure sur les tombes de tous mes ancêtres, et au nom de tous les dieux que je vénère, que je repousserai ces Arabes incultes hors de notre territoire ou que je mourrai sous leur glaive !

Que nous apportent-ils, ces envahisseurs? Un Dieu Unique ! Mais nous l'avons déjà ! Juif ou chrétien, nous le reconnaissons, ce Dieu Incréé, nous l'adorons au même titre que les autres !

En fait, qu'est-ce qu'une statue sinon la représentation palpable d'une spiritualité trop évanescente pour être crue ? Ils brandissent bien leur livre sacré, ces étrangers, emblème de leur foi.

Je les réduirai à rien, ils me feront allégeance ou se sauveront comme des couards. La plaine résonne, coups de sabre, voix rocailleuses, hennissements, l'écho les arrache des parois calcaires et les disperse.

Aurès, hallucination bleutée, infini montagneux, immensité azurée. Ils veulent t'enlever à moi, ils veulent te conquérir, t'avilir, te changer! Je te couvrirai de mon corps, je te protègerai, terre féconde, terre berbère.

Mais j'entends des cris d'allégresse monter, mon fils galoper, la victoire est là ! Je vois Hassen Ibn Noomane fuir avec le reste de son armée vers le Sud.

Gloire à toutes les puissances qui m'ont guidées !, moi, Kahéna, reine des Aurès.

Je vous écris de Tunis, un jour de l'année 1240.

La folie pour la liberté ! Est-ce trop cher payer ?

On m'appelle la mahboula dans les rues de la ville, mon visage noir de suie fait peur aux bien-pensants, ils détournent leur regard en prenant Dieu à témoin ! Le connaissent-ils seulement ? Ils auraient voulu que je suive la voie qu'ils se sont plu à tracer aux femmes. Anonymes derrière des murs, silencieuses derrière des moucharabiehs, attentives à leur moindre désir.

Non, Saïda Manoubiya ne sera ni soumise ni dominée. Elle sera libre dans sa tête et dans ses actes.

Las, mon enfant, ne pleure pas, je vais te soigner avec mes herbes, mes breuvages et mes décoctions. Dieu !, que le regard des humbles embaume mon cœur, et s'il me restait une poussière de regret pour le monde que j'ai quitté, ce sourire panse toutes mes infortunes.

Je vous écris de la médina de Tunis en l'an 1640.

Aziza Othmana. Mon nom est grand certes, mais ma personne insignifiante ! Que restera-t-il de moi dans ce nom si ce n'est l'œuvre que j'aurais accomplie? Actes inertes qui traceront le chemin à mon immortalité.

Crée, réalise, exécute, procrée pour que l'Eternité te soit acquise.

Un orphelinat, un dispensaire. Argent, sers donc à quelque chose d'autre que de passer de main en main.

Voyageurs des nuits éternelles, des obscurités opaques, laissez la musique disperser les brouillards et planez avec elle dans son espace absolu.

Dans une oukala du souk, un orchestre jouera tous les après-midi devant vos regards absents.

Moi, Kamla, fille du gouverneur de la ville, je vous salue de Kairouan, ce matin de l'automne 1830.

Je vous salue de cette plaine immense, ocre, plate, nue, où les seules éminences sont les dos moelleux des moutons en troupeaux. Leur mouvance calme et onctueuse soulève un calcaire jaune et les bêtes auréolées traversent l'espace d'un horizon bleuté à l'autre, mais vers quel pâturage ? L'aridité agresse ma vue, la monotonie la désole.

Les teinturiers ont pilé leurs écorces, ont moulu leurs grains, ont malaxé leurs couleurs et mes écheveaux de laine ont pris les teintes des parterres de fleurs, mes doigts agiles nouent point par point les filaments, sur la trame les arabesques florales se détachent ! Encore un point, encore un nœud, une prairie riante s'étale sous mes yeux, je couvrirai la plaine d'un tapis de fleurs !

L'an 2004.

Je vous parle de Carthage avec cette voix infiniment pareille qui court à travers les siècles.

J'aimerais dire à celles qui ont librement choisi de voiler leur corps dans le seul but de préserver l'intégrité morale de quelques pervers au détriment de leur liberté d'être, à ces voilées donc, à ces inconscientes, à ces jeunes femmes ivres de pureté, à ces vieilles beautés encore si remplies d'espoir, prenez conscience de la gravité de votre geste.

Derrière ce voile, des siècles de femmes ont pleuré.

Une génération de femmes et d'hom- mes lutté a convaincu, a imposé un statut de la femme. Un dicton de ma campagne dit bien : neuf mois pour tous et le même chemin de sortie !

J'aimerais dire aux femmes de l'ombre, aux regards baissés, aux sanglots solitaires, aux errances dans les enceintes aveugles, aux voilées, aux illettrées, aux culpabilisées, à toutes celles que les coutumes ont avilies : " Allez ! "

source:http:/zighcult.canalblog.com

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