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Archive : Dialogue

Duplicate content

18 Monday February 2008

Des auteurs ont peur que coZop ne les pénalise parce que nous allons republier leurs articles en intégralité. Ils craignent que leurs contenus une fois dupliqués perdent de leur valeur vis-à-vis des moteurs de recherche.

Si personne ne peut avoir de certitude à ce sujet parce que personne ne connaît les détails des algorithmes des moteurs, celui de Google en particulier, mon expérience me prouve que republier des billets ne nuit pas à leur référencement (Rankspirit est du même avis). Par exemple, les billets de mon blog republiés ou non ne sont pas mieux ou moins bien notés sur Google. Autre exemple, les articles de wikipedia sont souvent republiés à tour de bras. Cela n’empêche pas wikipedia d’être presque systématiquement dans les tops résultats.

Lorsqu’un livre est disponible en plusieurs éditions les libraires ne le pénalisent pas. À ma connaissance, Google et les autres moteurs imitent les libraires.

Les auteurs doivent en revanche éviter à tout prix de republier des pages à l’identique sous des URL différents. Les moteurs les voient comme une tentative de spam indexing. C’est dans ce cas qu’on parle de duplicate content. coZop remet en forme les articles, les habille différemment… les commentaires seront différents, nous allons même ajouter des liens contextuels… Les contenus mêmes si proches seront de moins en moins identiques.

Pour éviter toute confusion, nous ajoutons coZop à tous les titres de page. Ainsi nous sommes sûrs que vos articles publiés chez nous n’auront pas le même intitulé pour les moteurs (en plus de ne pas avoir les mêmes URL).

Google pour sa part définit clairement ce qu’il entend par duplicate content. Du moment que coZop pointe vers la source exacte d’un article, la source est favorisée par rapport à sa copie sur coZop. Si pour une requête donnée, un de vos articles doit apparaître dans les résultats, votre article original devrait être sélectionné au détriment de celui sur coZop.

Je dis « devrait » parce qu’on ne peut jamais avoir de certitude. Cet article publié sur mon blog, n’apparaît pas en premier sur Google.

Sa version Agoravox dont j’ai accepté la republication sort en premier (parce qu’Agoravox est un site de plus de poids que mon blog pour Google). Puis, pour la même raison, une version pirate apparaît sur le Forum des Forums. Elles devancent mon texte parce qu’elles n’affichent aucun lien retour explicite vers la source. Mon travail d’auteur n’est donc pas valorisé.

Je trouve ça acceptable pour Agoravox parce que j’ai choisi la règle du jeu mais pas pour les spammeurs. Sur coZop, nous citons les sources, c’est-à-dire nous pointons vers la page où est originellement publiée l’article et non seulement vers la page d’accueil générique de l’auteur (ce qui lui donne du poids mais laisse ses articles en retrait dans les résultats de recherche).

Idéalement une requête Google avec le titre exact d’un article doit amener cet article en tête des résultats. Ainsi les plateformes de republication ne vous volent pas le trafic que vous méritez. En revanche, d’autres combinaisons de mots, non présentes à la source, peuvent mener aux rééditions. Elles vous font alors gagner du lectorat, pour peu que comme coZop elles vous donnent accès à vos statistiques (et que vous en connaissiez l’existence).

En résumé, un auteur ne devrait pas accepter de voir un de ses articles republié sans lien retour vers cet article. L’abscence de ce lien, le refus de citer la source, revient à voler du lectorat. coZop cherche au contraire à l’agrandir.

Censure sur coZop

17 Sunday February 2008

Comme il y a de plus en plus de sources sur coZop, nous avons rédigé un début de charte éditoriale, pour justifier certaines suppressions. À l’exception des tentatives de spam, nous ne censurons aucun article, sauf ceux qui pourraient enfreindre la loi.

À titre personnel, de nombreux articles actuellement publiés sur coZop me déplaisent, par exemple certains sites d’extrême droite. Mais j’estime que nous ne devons pas les interdire. Nous jouerions alors au chat et de la souris et nous n’en sortirions pas. Les sources supprimées resurgiraient sans cesse. Par ailleurs, chacun a le droit d’exprimer ses idées. En les laissant surgir, leurs adversaires trouvent l’occasion de les combattre. C’est mieux que de voir se propager sournoisement sans la moindre opposition.

Maintenant les lecteurs ne sont pas obligés de supporter les textes qui les insupportent. En pied de chaque article, vous pouvez les noter positivement ou négativement. Un article déprécié aura d’autant moins de chances d’apparaître en une. Vous pouvez aussi « masquer un auteur ». Il n’est pas censuré sur coZop mais censuré pour vous.

Plus un auteur est censuré par les lecteurs, plus la probabilité qu’il apparaisse en une des éditions de coZop diminue. En pratique, cela revient à cacher pour tous les lecteurs les articles qui déplaisent à la majorité. Certains auteurs ont déjà été éliminés des unes par ce procédé sans que nous ayons eut besoin de les censurer nous-mêmes.

Ces auteurs « censurés » peuvent toujours créer des journaux, visiter ces journaux, profiter du social reading et de tous les services coZop (présents et à venir). Nous génèrerons pour eux et leurs lecteurs des unes qui correspondront à leurs attentes.

Vous lecteurs, qui que vous soyez, restez maîtres de ce que vous lisez. Si vous ne lisez pas les articles extrémistes, si vos amis ne les lisent pas, vous aurez peu de chance de les croiser sur coZop à moins de les rechercher explicitement. coZop ressemble au web… il y aura sans doute des choses qui vous déplaisent publiées chez nous mais elles auront peu de chances de croiser, ou même de parasiter, celles qui vous plaisent. Tel est en tout cas l’objectif du social reading.

Nous espérons vous faire découvrir des articles qui vous intéressent en vous évitant de croiser ceux dont vous savez déjà qu’ils n’ont aucun intérêt pour vous. coZop voudrait offrir en même temps les avantages des médias généralistes et des médias spécialisés.

Trois questions d’un auteur

12 Tuesday February 2008

Un préambule sur notre méthode de développement. Nous essayons d’avoir une démarche pragmatique, suivant l’approche bootstrapping. Nous créons les fonctions qui permettront d’en créer d’autres plus tard. Il ne sert à rien d’investir des mois de développement dans des services qui ne peuvent devenir opérationnel qu’à la suite d’autres services. Nous avançons étape par étape.

Notre objectif premier était de créer coZop et de fédérer les auteurs. Le second objectif auquel nous allons nous attaquer maintenant est de faire grandir l’audience, de mettre en place le social reading et de générer des revenus.

Les revenus générés sont-ils nets d’impôts ?

Lorsque les revenus seront reversés à des associations, ils le seront directement par nous, donc nets d’impôts pour les auteurs. En revanche les revenus encaissés par les auteurs seront des revenus ordinaires. Je ne suis pas un expert de la fiscalité mais je crois qu’en deçà d’une certaine somme (que j’ai oubliée) ces revenus ne sont pas imposables. J’avoue que nous ne nous préoccupons pas beaucoup de ces problèmes légaux en ce moment (ils surviendront dans une phase ultérieure du bootstrapping).

Pour l’instant, nous indiquons sur coZop les revenus bruts que nous recevons de Google pour chacun des auteurs référencés sur coZop.

Quelles sont les œuvres auxquelles nous pouvons reverser nos revenus ?

À ce stade de développement, coZop ne génère quasiment aucun revenu (voir la une du site). Une fois que nous aurons un trafic intéressant et que ces revenus deviendront significatifs, nous mettrons en place les fonctions de redistribution. Les auteurs auront un tableau de bord à partir duquel ils ventileront les revenus. Les œuvres, associations et projets intéressés pour recevoir des fonds n’auront qu’à s’inscrire. Cette liste sera ouverte, les auteurs choisiront à qui donner (sélectionnant ainsi les œuvres qu’ils jugent importantes).

Comment sont sélectionnées les publicités apposées aux articles ?

Là encore, nous ne mettront en place des fonctions d’administration des publicités que le jour où nous aurons du trafic et que ces publicités rapporteront. Aujourd’hui Google affiche des annonces contextuelles automatiquement.

Je sais que nous faisons beaucoup de promesses mais j’espère que grâce à vous nous pourrons toutes les tenir.

TC interviewé par Donatien Rodriguez

14 Monday January 2008

– Peux-tu présenter le principe de Cozop ?

– Notre nouveau slogan le résume : social reading by a social company. C’est un peu cryptique mais on va travailler à éclaircir ça.

Le social reading s’adresse aux lecteurs qui viendront trouver sur coZop des milliers d’articles. Chaque fois qu’ils liront un article nous leur en suggérerons d’autres qui devraient les intéresser. Ces suggestions s’appuieront notamment sur les articles que lisent leurs amis. Aujourd’hui, Amazon fait ça avec les livres. Nous voulons le faire avec les contenus, de façon tout aussi transparente qu’Amazon, sans que les lecteurs soient obligés de voter pour les articles. Nous nous appuieront sur un réseau social pour mieux personnaliser les suggestions.

Si le social reading n’est pas encore opérationnel, nous avons pas mal avancé sur la social company. Nous voulons partager nos revenus avec les auteurs qui publieront chez nous. Ils pourront encaisser ces revenus ou les distribuer aux associations et projets qui viendront s’inscrire sur coZop. Pour le moment, la fondation Wikipedia et Reporters Sans Frontière ont accepté de jouer le jeu. coZop sera d’ailleurs un des projets dans lesquels les auteurs pourront investir leurs gains, devenant ainsi nos actionnaires. Nous proposerons un service 2.0 et serons nous-mêmes une société 2.0.

– Le site propose un partage des revenus ! Comment ça marche précisément ?

– Nous allons monétiser les pages de coZop avec des publicités. Nous traquerons les revenus générés par chacune de ces pages, donc par l’article principal qui y sera affiché. 50% de ce revenu sera reversé à l’auteur.

Dans le cas de publicité au clic comme Google Adsense, il nous suffira de comptabiliser les clics. Pour des campagnes au coup par mille, les revenus seront distribués proportionnellement au nombre d’affichages.

– Le site est en Alpha/Bêta, quand sera-t-il lancé dans sa version définitive ?

– Je pense qu’on va glisser progressivement vers une version de plus en plus fonctionnelle. Aujourd’hui, des sites restent en version bêta des années. J’espère que début avril coZop ne sera plus dans la promesse et commencera à rendre des services aux lecteurs.

– Vous êtes trois dans cette aventure Bertrand Couturier, Carlo Revelli et toi même ! Comment avez vous eu l’idée de Cozop ?

– J’ai commencé à penser que les blogueurs laissaient filer beaucoup de revenus publicitaires potentiels en septembre 2006. Puis en 2007, après la campagne présidentielle, j’ai commencé à sentir monter un vent de lassitude chez les blogueurs. Nous avons besoin de créer des projets collectifs, de soutenir des actions concrètes… il faut souvent de l’argent pour ça, coZop se propose d’en récupérer un peu et de le redistribuer. C’est en discutant avec Carlo au printemps et durant l’été que nous avons précisé le concept. Nous avons rencontré Bertrand à ce moment car je ne voulais pas être le lead technique sur ce projet… Bertrand m’a démontré depuis que j’avais raison.

– Pourquoi ce nom !

– Je l’ai trouvé en moins d’une heure. Je cherchais quelque chose de court, qui tournait autour de coopération et qui était prononçable dans de nombreuses langues. Coop n’était bien sûr pas disponible. J’ai pensé à zone de coopération et j’ai alors glissé le Z. Le domaine était disponible, ça sonnait pas trop mal, je l’ai acheté et voilà.

Texte publié sur expat-prague.com.

Buzz du Net

29 Thursday November 2007

Suite au papier d’Olivier Duval, ses lecteurs et lui-même ont posé quelques questions au sujet de coZop. Je réponds ici à celles que je n’ai pas déjà abordées dans ces deux billets précédents.

  1. Nous avons utilisé au tout début le slogan « trop d’info tue l’info » car coZop veut aider les lecteurs à trier l’information, donc à réduite le trop de façon dynamique. Le slogan est maintenant « social reading » ou « réseau social de lecture ». Bon c’est trop long en français.
  2. L’ajout de site marche logiquement. Au moindre bug, il faut nous le signaler. Le plus simple est de poster un commentaire sur la page bug du blog.
  3. coZop n’est pas un moteur de recherche. Notre but n’est pas d’envoyer du trafic vers les auteurs, du moins en première intension. Le bouton source, partout présent, renvoie à l’article original mais nous ne rendons pas les titres cliquables vers l’extérieur (car les lecteurs cliqueraient par erreur). Le titre est cliquable pour aller à l’article. À un clic, une fonction. Si on change contextuellement, ce sera la panique assurée.
  4. Paperblog republie les papiers des blogueurs, comme des centaines d’autres sites, a priori sans les rémunérer. Par ailleurs, coZop sera avant tout un service de social reading dont la matière première sera fournie par les auteurs rémunérés.
  5. coZop n’est pas automatique. Les auteurs doivent être demandeur (car sinon comment pourrions-nous plus tard leur demander de gérer leurs revenus).

coZop republie les contenus

29 Thursday November 2007

Christophe Grébert de Monputeaux, dont nous utilisons le site depuis nos premiers tests, m’a prévenu la semaine dernière du mécontentement de Laurent, animateur de Cachan.info. Après avoir référencé son site sur coZop, Laurent a formulé quelques craintes légitimes sur un forum dont je ne trouve plus trace. J’essaie de lui répondre de mémoire, après un rappel de la mission que se donne coZop.

coZop ne peut être accusé de voler du contenu. Il utilise les contenus que soumettent les auteurs, contenus que, à tout moment, ils peuvent effacer en partie ou totalité.

Il est vrai que coZop affiche toujours les contenus intégraux des articles même si le fil RSS/XML fourni ne contient que des résumés (nous bataillons pour mettre au point cette fonction). Nous remontons toujours à la source pour retrouver l’intégralité des textes (mais nous n’aspirons que les textes pointés par le fil).

coZop ne peut rémunérer les auteurs et proposer ses services de social reading aux lecteurs qu’à condition de publier lui-même les articles dans leur intégralité. C’est la condition sine qua non pour que coZop puisse opérer.

Si nous ne publions que des résumés, nous nous transformerions en un énième moteur de recherche. coZop se veut plutôt comme un méta-journal. C’est pendant que les lecteurs liront que nous apprendrons ce qu’ils aiment et nous pourrons mieux les satisfaire.

Maintenant, je comprends la surprise de Laurent. Il a soumis son site alors que nous n’avons pas communiqué, que nous n’avons pas expliqué notre démarche. J’espère qu’à l’avenir les auteurs seront moins surpris.

Laurent s’est aussi demandé si Google n’allait pas afficher en priorité les articles publiés sur coZop et détourner des lecteurs de Cachan.info. À mon sens, dans la perspective auteur, si on veut être lu avant tout, ça ne pose guère de problème, du moment que le nombre total de lecteurs est en croissance. Un éditeur, lui, peut à juste titre s’interroger. Tout tourne autour du PR (Page Rank de Google).

Tout d’abord mon expérience. Je republie souvent des articles de mon blog (PR:6) sur Agoravox (PR:6) ou d’autres sites. Google donne toujours la priorité à mes articles. Je crois qu’il en ira de même avec coZop.

Pour que le contraire se produise, il faudrait que le PR d’un article de Cachan.info sur coZop soit supérieur à celui de cet article sur Cachan.info. Une fois lancé, la une de coZop aura sans doute un PR supérieur à celle de Cachan.info, mais ce ne sera pas le cas pour les articles individuels.

Sur Cachan.info, ils auront été publiés en une, donc avec un PR maximal, puis, une fois déplacés, ils resteront proches de la une. Sur coZop, ils ne seront jamais en une, sinon sous forme résumé, puis ils seront vite repoussés dans l’arborescence. Leur PR sera alors bien plus faible qu’à la source.

Je n’ai pas la science infuse, nous verrons bien comment les choses évolueront. Nous trouverons des solutions à ce problème s’il se produit et s’il cause préjudice aux auteurs. coZop se veut leur partenaire. coZop veut leur donner de la visibilité, accroître leur lectorat, les rémunérer, non les faire disparaître.

Je réponds rapidement à d’autres questions de Laurent.

  1. À ma connaissance, Google ne pénalise les contenus dupliqués que s’ils sont publiés sur le même site pour accroître artificiellement le nombre de pages. Comme je l’ai expliqué dans mon cas, republier mes articles à l’identique ne m’a jamais pénalisé.
  2. Dès que coZop sera opérationnel, il enrichira les articles des auteurs en y ajoutant des liens, des informations corrélées… Entre la page publiée sur coZop et celle publiée à la source, il y aura un rapport mais jamais identité.
  3. coZop utilise les images publiées par les auteurs pour attirer l’attention vers les articles des auteurs.
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