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France, SNCF, Carte famille nombreuse, Cacophonie,
© Bernard TRITZ - 12.04.08 | 10:37

Cacophonie. Devant le tollé, la réduction SNCF ne sera pas supprimée, mais étendue. - Liberation.fr - CATHERINE MAUSSION - QUOTIDIEN - Bonne nouvelle pour les familles : la carte «famille nombreuse» est rétablie. Et de surcroît, avec un bonus ! Jusque-là réservée aux familles avec trois enfants, elle sera élargie aux familles monoparentales et aux familles modestes avec deux enfants. Et c’est le budget de l’Etat qui en supportera le coût. C’est ce qui s’appelle une retraite en rase campagne. Alors que le gouvernement comptait faire une économie, en se défaussant sur la SNCF du soin de faire voyager à bon prix les familles nombreuses, voilà qu’il se retrouve avec une charge en plus. En sortant de l’Elysée, hier après-midi, François Fondard, le président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf), cachait mal sa satisfaction : «La carte est repartie au moins pour dix ans !» Et d’énumérer les garanties obtenues de la bouche même du Président : le maintien de la carte dans le champ de la politique familiale, la garantie du financement sur le budget de l’Etat et son universalité. Le patron de la puissante Unaf est surtout soulagé que les tarifs privilégiés accordés aux familles «ne soient pas tributaires de la politique commerciale forcément aléatoire de la SNCF», comme le voulait le gouvernement. Pour panser les dégâts sur l’opinion de la désastreuse communication autour de cette carte, l’Elysée a même dû en rajouter une louche, en ciblant les petites familles modestes. L’idée un temps caressée de conditionner aux revenus les avantages de la dite carte a été enterrée. Adieu donc les économies. Pataquès. Cette affaire de la carte famille était mal enclenchée depuis le début. A l’origine du pataquès, deux lignes, noyées dans une longue liste de mesures d’économies, en page 23 d’un gros rapport sur la «modernisation des politiques publiques». Cette mesure décrétait «la prise en charge, en les maintenant, des tarifs sociaux de la SNCF par la politique commerciale de l’entreprise». Acculé à trouver 7 milliards d’économies, le gouvernement a sommé ses ministres de passer au crible tout ce qui pouvait alléger les dépenses publiques. D’où l’idée de ressortir cette mesure, qu’Alain Juppé, en son temps, avait repéré. Mais il avait deviné son caractère explosif. Une sagesse qui a fait aujourd’hui défaut. D’un montant de 70 millions d’euros, la charge des tarifs sociaux est pourtant minuscule au regard du budget de l’Etat. Elle n’est pas non plus astronomique pour une SNCF qui a dégagé plus d’un milliard de profits en 2007. Sauf qu’à l’heure de l’ouverture du chemin de fer à la concurrence, «le social, ce n’est plus le business de la SNCF», souligne un syndicaliste. Une conviction vite partagée par l’Unaf, qui mettra le feu après qu’une «journaliste a voulu nous faire réagir dessus» (le Monde du 9 avril), raconte François Fondard. Et de tonner aussitôt : «Pas question que l’on fasse des économies sur le dos des familles.» Le syndicat Sud, la CFTC, les Verts…, les usagers des transports embrayent. Le gouvernement, lui, essaye d’éteindre l’incendie, mais dans la plus grande cacophonie. Dominique Bussereau, le ministre des Transports, croit rassurer en disant qu’il a demandé à la SNCF «de mettre au point des tarifs au moins aussi avantageux que les tarifs sociaux». Mais Nadine Moreno, secrétaire d’Etat à la famille, s’embrouille en évoquant la mise en place «de produits commerciaux». Les familles traduisent : «La carte famille nombreuse va devenir payante (comme la carte enfant Plus, autour de 50 euros) et les places à tarif ré duit seront contingentées.» Jean-François Coppé, président du groupe UMP à l’Assemblée se dit «hostile à la réforme», et parle d’une mesure d’économie qui «met à mal un pilier de la politique familiale». Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie essaie alors de reprendre la main en risquant la promesse d’une carte qui «sera maintenue d’une façon ou d’une autre». Facture. Morale de cette histoire : toute cette publicité faite autour de la carte famille pourrait bien la relancer. 650 000 familles seulement bénéficient de cette carte, faute pour certaines d’avoir songé à la demander. Alors qu’1,4 million y ont droit, selon les calculs de l’Unaf. La facture pourrait s’avérer coûteuse pour les finances publiques.
Cacophony. Faced with the outcry, the reduction SNCF will not be erased, but extended. — Liberation.fr - CATHERINE MAUSSION - DAILY - Good news for families: the map “large family” is restored. And besides, with a bonus! Previously reserved for families with three children, it will be extended to single-parent families and families with two children. And it is the state budget that will bear the cost. That’s what you call a retreat greenfield. While the government would do an economy, shifting on the station’s care to travel at low prices large families, that they end up with a load more. Upon leaving the Elysée Palace yesterday afternoon, Fondard Francis, the president of the National Union of Family Associations (Unaf), poorly concealed its satisfaction: “The card left at least ten years!” And to enumerate the guarantees obtained from the mouth of the President: the maintenance of the map in the field of family policy, securing funding on the state budget and its universality. The boss of the powerful Unaf is mostly relieved that the preferential tariffs granted to the families are not dependent on trade policy necessarily random SNCF, as the government wanted. To heal the damage on the view of the disastrous communications around this map, the Elysée even had to add a ladle, targeting small families. The idea of a time caressed conditional income benefits of the so-called map has been shelved. Adieu therefore economies. Pataquès. The case of the card was ill family engaged from the beginning. At the beginning of pataquès, two lines, embedded in a long list of cost-saving measures, on page 23 of a major report on the “modernization of public policy.” “This measure ruled care, in the now, attractive rates of SNCF by the trade policy of the firm.” Acculé to find 7 billion savings, the government has ordered his ministers to scrutinize everything that could reduce public spending. Hence the idea of highlighting this measure, Alain Juppe, at the time, had spotted. But he had guessed his explosiveness. A wisdom which is presently lacking. From an amount of 70 million euros, the burden of social tariffs is minuscule in terms of the state budget. Nor is it astronomical for a station that has reached more than one billion profits in 2007. Except that at the opening of railways to competition, “the social, this is no longer the business of the SNCF,” said a trade unionist. A quick conviction shared by Unaf, which will fire after a journalist “wanted us to act on it (the World of 9 April), says François Fondard. And as thunder: “No question that we could save on the backs of families.” Union South, the CFTC, the Greens…, transport users embrayent. The government, for its part, is trying to extinguish the fire, but with the greatest cacophony. Dominique Bussereau, the Minister of Transport, believes reassure by saying that he had asked “the SNCF to develop tariffs at least as advantageous as the” social tariffs. But Nadine Moreno, secretary of state for the family, s’embrouille referring to the establishment of “commercial products”. Families reflected: “The card will become large family pay (like the map child Plus, around 50 euros) and squares fare will be re duced quotas.” Jean-François Coppé, president of the UMP group in the Assembly expresses “hostile to the reform”, and speaks of an economy measure, which “undermines a cornerstone of family policy.” Jean-Louis Borloo, the Minister of Ecology and attempted to resume the hand risking the promise of a card that “will be maintained in one way or another.” Invoice. The moral of this story: all this publicity surrounding the card family could restart. Only 650000 families benefit from this card, because some have considered the request. So that 1, 4 million are eligible, according to calculations by the Unaf. The bill could prove costly for public finances.
Cacofonía. Ante el clamor, la reducción de la SNCF no será borrado, pero ampliado. — Liberation.fr - CATHERINE MAUSSION - DIARIO - Buenas noticias para las familias: el mapa “gran familia” que se restablezca. Y además, con premio! Antes reservadas a las familias con tres hijos, que se ampliará a las familias monoparentales y las familias con dos hijos. Y es que el presupuesto del Estado se hará cargo de los gastos. Eso es lo que usted llama un retiro greenfield. Mientras el gobierno haría una economía, el desplazamiento de la estación de la atención a los viajes a bajos precios de las familias numerosas, que terminan con una carga más. Al salir del Palacio del Elíseo ayer por la tarde, Fondard Francisco, el presidente de la Unión Nacional de Asociaciones Familiares (Unaf), mal disimulado su satisfacción: “La tarjeta de la izquierda al menos diez años!” Y enumerar las garantías obtenidas de la boca del Presidente: el mantenimiento de la ruta en el ámbito de la política de la familia, garantizar la financiación en el presupuesto del Estado y su universalidad. El jefe de la poderosa Unaf es aliviados de que la mayoría de los aranceles preferenciales concedidos a las familias no dependen de la política comercial necesariamente azar SNCF, tal como quería el gobierno. Para curar los daños en la vista de la desastrosa comunicaciones en torno a esta ruta, el Elíseo incluso tuvo que añadir una cuchara, en las pequeñas familias. La idea de un tiempo acariciaba condicional ingresos beneficios de la denominada ruta ha sido dejado de lado. Chau, por lo tanto, las economías. Pataquès. El caso de la tarjeta de familiar enfermo se dedican desde el principio. A principios de pataquès, dos líneas, incrustado en una larga lista de medidas de reducción de gastos, en la página 23 de un importante informe sobre la “modernización de las políticas públicas.” “Esta medida se pronunció la atención, en la actualidad, atractivas tasas de SNCF por la política comercial de la empresa.” Acculé para encontrar 7 millones de ahorros, el gobierno ha ordenado a sus ministros a analizar todo lo que podría reducir el gasto público. De ahí la idea de poner de relieve esta medida, Alain Juppe, en el momento, había visto. Pero él había adivinado su explosividad. Una sabiduría que se carece actualmente. A partir de un importe de 70 millones de euros, la carga social de los aranceles es minúsculo en términos del presupuesto del Estado. Tampoco es astronómica para una estación que ha llegado a más de mil millones de beneficios en 2007. Salvo que en la apertura del sector ferroviario a la competencia, “el social, este ya no es el negocio de la SNCF”, dijo un sindicalista. Una rápida convicción compartida por Unaf, que el fuego después de un periodista “quería que actuar en consecuencia (el Mundo, de 9 de abril), dice François Fondard. Y como el trueno:” No hay duda de que podríamos ahorrar en las espaldas de las familias. ” Unión del Sur, la CFTC, los Verdes…, los usuarios del transporte embrayent. El gobierno, por su parte, está tratando de apagar el fuego, pero con la mayor cacofonía. Dominique Bussereau, el Ministro de Transporte, cree tranquilizar diciendo que había pedido “La SNCF para desarrollar las tarifas por lo menos tan ventajosas como las” tarifas sociales. Pero Nadine Moreno, secretario de estado para la familia, s’embrouille refiriéndose a la creación de “productos comerciales”. Refleja Familias: “El se convertirá en la tarjeta de familia numerosa Pagar (como el mapa niño Plus, alrededor de 50 euros) y las plazas precio se re ducción cuotas. “Jean-François Coppé, presidente del grupo UMP en la Asamblea expresa” hostiles a la reforma “, y habla de una medida de economía, Que “socava una de las piedras angulares de la política familiar.” Jean-Louis Borloo, Ministro de Ecología y trató de reanudar la mano en peligro la promesa de una tarjeta que “se mantendrá de una manera u otra.” Factura. La moraleja de esta historia : Toda esta publicidad que rodea a la tarjeta de la familia podría reiniciar. Sólo 650000 familias se benefician de esta tarjeta, ya que algunos han considerado la solicitud. Así que 1, 4 millones son elegibles, de acuerdo con los cálculos de la Unaf. El proyecto de ley podría resultar costosa para las finanzas públicas.