Vous n'êtes pas connecté. Identifiez vous ou créez un compte et coZop compose votre journal sur mesure.
Science

Ours dans les Pyrénées : suite du procès de René Marqueze qui a tué Cannelle

© AVES FRANCE - accéder à la source - infos
12/03/08 | 00:19

mercredi 12 mars 2008 par Christophe CORET

C’était le 1er novembre 2004, mais la mort de Cannelle est toujours dans les esprits de bon nombre de français. Mercredi 12 mars 2008, René Marquèze, auteur du coup de feu mortel sur l’ourse, comparaîtra à nouveau devant la justice, au tribunal correctionnel de Pau. Le chasseur qui avait bénéficié d’un non lieu en 2007 risque théoriquement une peine de six mois de prison ferme et une amende de 9.000 euros...

Le 1er novembre 2004, le chasseur René Marquèze abattait l’ourse Cannelle lors d’une action de chasse au sanglier (en battue). Lors de son premier procès, il a bénéficié d’un non lieu qui a outré le public et les associations de protection de l’environnement, qui ont fait appel de cette décision. Le nouveau procès s’ouvrira donc mercredi 12 mars 2008 pour trois jours.

D’après les informations dont nous disposons, René Marquèze et les autres participants de cette battue savaient que l’ourse était présente dans cette zone, mais n’en ont pas tenu compte. Tous auraient été avertis par Bernard Claverie, président de l’ACCA, participant lui-même à cette action de chasse. Les chasseurs savaient donc que la battue était organisée dans une zone refuge de l’ourse, accompagnée de son petit. Il y a donc eu une faute de la part de la société de chasse qui ne s’est pas opposée à cette action, ainsi qu’une négligence grave des chasseurs qui ont décidé de passer outre les avertissements de leurs représentants.

N’oublions pas que le lieu où a été abattue Cannelle est appelé "Le pas de l’ours" et que de nombreux indices de présence auraient du alerter les chasseurs, qui ont pourtant décidé de poursuivre leur battue.

Rappelons également que Francis Claverie, traqueur lors de l’action de chasse, avait rencontré l’ourse Cannelle et son petit et avait tiré deux coups de feu en l’air pour les effaroucher. Cependant, il n’a pas jugé bon de mettre fin à la battue, mais a tout de même alerté ses amis de sa rencontre avec l’ourse.

Rappelons enfin que René Marquèze avait rejoint un abri lorsqu’il s’est retrouvé face à l’ourse et que malgré les conseils de ses compagnons de chasse, joints par téléphone portable, de rester à l’abri en attendant leur arrivé, il a décidé d’en sortir et a fait feu sur l’ourse.

Alors, pourquoi René Marquèze n’a-t-il pas été condamné ?

Comme toujours dans ce genre d’affaire, René Marquèze a plaidé l’état de nécessité (légitime défense). Rien n’interdisant la chasse dans une zone fréquentée par les ours, René Marquèze, en condamnant la sous-espèce pyrénéenne, a bénéficié d’un non lieu lors de son premier procès, preuve pour nous que le droit environnemental n’est pas pris au sérieux en France.

Depuis 2006, AVES FRANCE plaide pour le retour des réserves Lalonde, qui limitent les activités humaines sur le territoire des ours. Il est tout simplement inconcevable de réintroduire de nouveaux ours dans les Pyrénées, sans interdire préalablement la chasse sur leur domaine vital !

Depuis les dernières opérations de réintroductions, deux autres ourses ont trouvé la mort "accidentellement" : Palouma en 2006 et Franska en 2007. La dépouille de Franska était criblée de plombs et les deux ourses avaient été pourchassées lors de battues illégales. Sans des condamnations exemplaires pour les tueurs d’ours, il est évident que l’histoire se répétera encore et encore, et que l’Etat condamne l’ours dans notre pays à brève échéance.

Il est plus que temps d’agir et de ne pas laisser une poignée d’éleveurs ou de chasseurs irresponsables décider du sort d’une espèce protégée par les lois internationales, car la disparition annoncée de l’ours pourrait bien, à ce rythme, être suivie par l’extinction de nombreuses autres espèces considérées comme "gênantes" par certains "utilisateurs" du milieu.

Pour terminer, nous rappellerons qu’AVES FRANCE a déposé plainte lors des battues illégales qui ont conduit à la mort de Palouma et de Franska. Pourtant, nous n’avons à ce jour aucune nouvelle de nos plaintes et nos courriers aux préfets et dirigeants politiques, pour obtenir des détails sur les enquêtes et les rapports d’autopsie des ours, sont restés lettres mortes. A en croire qu’on nous cacherait des informations qui pourraient compromettre le discours bien rodé des anti-ours, qui nous préparent sans doute une année 2008 mouvementée...

Conservation de l’ours des Pyrénées : le retour des réserves Lalonde

Christophe CORET

Président de l’association AVES FRANCE

Maison des associations

11 avenue Pasteur - BL n°23

76000 ROUEN

Tél. : 02.76.00.82.68 - 06.28.08.23.46

contact@aves.asso.fr

Imprimer l'article

Tags :


Écrire un commentaire :


Eco

Le siège de Météo France vendue à la Russie pourrait devenir ... une cathédrale orthodoxe !

© Slovar - Il y a 3 heures
International

L'accord avec Google, un atout pour la BnF (Bruno Racine)

© mario.g - Il y a 3 heures
Eco

La Martinière : le livre est un objet mobile par essence

© ng - Il y a 2 heures
Politique

La journee internationale contre l’utilisation des enfants-soldats

© torapamavoa.blogspot.com - Il y a 4 heures
Video

Besson est-il un homme heureux ?

© Trublyonne - Il y a 3 heures
Politique

Le FN dans ton Iphone... Quand Apple relaie les propos de Jean MArie LepeN

© torapamavoa.blogspot.com - Il y a 4 heures
Société

Rgpp mon amour

© pasperdus - Il y a 3 heures
Société

Soma le groupe rock qui déménage avec Jewel And The Orchestra

© contact - Il y a 29 minutes
Politique

Il nous tient en haleine, Frêche !

© Nicolas - Il y a 2 heures
Société

La garde à vue de trop

© Henry Moreigne - Il y a 4 heures