usa 2008
Barack Obama “assassiné” dans une gallerie d’art
© avelmor - 09.03.08 | 06:14

La Naomi Gates Gallery de New-York présente en ce moment (du 28 février au 30 mars) une exposition de Yazmani Arboleda intitulée " the assassination of Barack Obama " dont vous pouvez avoir un aperçu ici .
Qu’on se rassure! Le communiqué de presse de la gallerie d’art précise qu’il s’agit "d’explorer les diverses tentatives d’assassiner la réputation du candidat" pendant cette période d’élection…Depuis quelques jours, le site de la Naomi gates Gallery précise que l’exposition est "momentanément" suspendue du fait d’une action judiciaire.
L’an dernier, je prenais un taxi en rentrant de l’aéroport, à Washington. J’engage la conversation avec le chauffeur de taxi. Il me parle de Sarkozy. Je zappe et lui parle des primaires qui se préparent. Il m’indique alors qu’il est membre du Parti Démocrate et qu’il a l’intention de soutenir Hillary Clinton.
_ Obama? Je l’aime bien. Mais soyons raisonnables. Il va se faire descendre! Tous ceux qui ont tenu ce genre de discours auparavant se sont fait assassiner: Luther King, Kennedy. Non, l’Amérique n’est pas prête!
Tout le monde y pense. Car faire de la politique aux Etats-Unis est un métier à haut risque. En 2007, Barack Obama a été le premier des candidats à être placé sous protection des services secrets. Et ce, bien avant le lancement officiel des primaires. Jamais aucun candidat à la Présidentielle n’avait été placé si tôt sous protection officielle d’ailleurs.
John McCain, quant à lui, a refusé cette protection.
Pour mémoire, les Présidents Abraham Lincoln, John Garfield, William McKinley et John Kennedy sont morts assassinés. Quant à Theodore Roosevelt, Franklin Delano Roosevelt, Harry Truman, Gerald Ford et Ronald Reagan, ils ont eu plus de chance et ont tous réchappé à des tentatives de meurtre. Bobby Kennedy, le frère de JFK, lui, a été assassiné alors qu’il était candidat à la Présidence. Les leaders du mouvement des droits civiques, Martin Luther King et Malcom X, ont subi le même sort.
Triste tradition politique…
Jusqu’à présent, la presse s’auto-censurait sur le sujet. Personne n’y faisait publiquement référence. C’est fini. On ne parle pas de menaces précises sur le candidat, mais de la crainte grandissante que la "fairy tale" (le comte de fée) se finisse mal:
- The New York Times: In painful past, hushed worry about obama
- Phoenix.com: The "A" word
- Radaronline: writing about the unthinkable
Lire également:
–> Obama-Clinton: demandez le programme!
–> McCain: un RINO à la Maison Blanche?
Photo: Barack Obama sur Flickr

