témoignages
La lutte contre la misère vu par une militante du refus de la misère
© orange / Agoravox - 12.06.08 | 07:19
On pourrais bien se demander pourquoi toute ces interview. Pourquoi je fus choisie, j’ai probablement un tempérament remarquable, pour me laisser interpeller par la presse.
Comment aujourd’hui, j’analyse ces évènements exceptionnels. Je vais essayer d’être le plus précis possible dans mes écris. Il est vrai toutefois que je rencontre une difficulté à écrire ce que je ressens, ceci dit, je suis prête pour en corriger mes erreurs, en demandant de l’aide si cela était nécessaire.
Se qui suit ses lignes, n’est que mon histoire vécue, et j’en donne comme titre. Combattre pour exister.
C’un un récit d’expérience que beaucoup vivent actuellement, sous d’autre expériences.
Il m’a fallut non seulement du courage pour me laisser interviewer par des professionnel de la presse, mais j’étais déterminée sans doute aussi parce que j’avais envie de raconter mes expériences, non pas pour me faire remarquer, mais aussi pour me donner une autre image de moi-même. En effet, parler de son expérience de vie à la presse n’est pas la même chose que de parler à un psychologue, qui lui ne vous écoute et rien de plus. Leurs conseils pour nous donner un meilleur moral n’est pas toujours convaincant, En effet, rien ne fera oublier notre histoire que d’ailleurs si nous parlons du temps des camps de déportations durant la seconde guerre mondiale, les survivants de cette guerre le disent bien nous oublierons jamais les souffrances causés par cette guerre. Pour moi, écrire c’est me libérer d’une souffrance, mais s’est aussi oser affronter ce que certains n’ose dire en face. La vérité sur la lutte contre la misère.
Combattre pour exister
Je prends la décision d’écrire mon histoire afin que ceux qui se dise scientifique de la recherche en relations humaines n’aient à dire que le droit à la parole en se qui concerne le sujet de la grande pauvreté n’appartient pas aux plus pauvres se trompe en disant cela. Je n’écris pas seulement pour critiquer mais pour prouver, le contraire de leur pensée. En écrivant mon histoire je laisse aussi une trace de mon expérience, à mes enfants et petits enfants, une trace de mon expérience de femme combattante. Et, j’irai jusqu’au bout pour que ces pages ne dorme pas dans un tiroir, mais qu’elles apportent une autre image de la pauvreté à tous ceux qui serons prêt à prendre le risque, que nous prenons bien souvent de se remettre en cause dans la façon de voir les choses et d’agir
Depuis vingt ans quelque chose me pousse à écrire. J’en ai assez des belles paroles inutiles des gens qui se croient tout permis par ce qu’ils sont renommés par leur réussite sociale et professionnelle. Le militantisme n’est-elle pas une réussite sociale ?
Ma naissance
Je suis née dans l’automne mille neuf cent cinquante deux, quelque part en Bourgogne, et pour préciser la ville même, c’est à Dijon département de la côte d’Or.
Dès mon plus jeune âge, j’ai dû surmonter des épreuves très difficiles. Aujourd’hui, je tourne la page aux naufrages que j’ai su surmontés tant bien que mal, mais surtout qui me permet d’écrire mon histoire.
Dès ma naissance, je donnais des angoisses à ma mère, elle devait me surveiller plus que ma sœur aînée au point de vue santé. En effet, je suis née avec une malformation palatine (ce qui veut dire bec de lièvre intérieur). De l’intervention chirurgicale à l’âge de moins de deux ans, je suis restée malentendante. Ce handicap s’est découvert très tardivement et non suivi, j’ai dû affronter seul ce handicap. Mes années de scolarité ont été un grand échec. De plus j’ai dut affronter d’énormes humiliations de la part de mes camarades de classes, de mon père qui a montré que peu d’affection envers moi à cause de mon handicap et qu’il aurait préféré un garçon plutôt qu’une fille. J’ai gardé pendant très longtemps ce rejet dans mon cœur. Bien que guérie de cette souffrance, je garde néanmoins une cicatrice que personne peu guérir. C’est comme si l’on voulais enlever les plis d’une jupe plissée le plis part mais par la marque du plis. Mais le plus fort de tout ça, c’est que j’ai Aujourd huit, pardonné. A quoi bon toujours se plaindre, alors que mon but est d’avancer en prenant le meilleur chemin sans rancune.
Vivre mon adolescence dans la transparente des autres
15 ans c’est l’âge où je rentre à l’école ménagère rurale dans le département même où je suis née. C’est cette période qui m’a marqué le plus avec la période de la violence conjugale. Comme je l’ai dit au but de ce récit, ma scolarité fut un échec, je ne pouvais pas suivre la formation que l’on me proposait. Je me souviens des dictées à trou ( je n’écrivais que ce que j’entendais) l’espace trou étais soit mal compris et ne souhaitais pas écrire des bêtises de craindre encore plus d’humiliations, ou alors parce qu’ la dictée étais dites trop vite. Ce fut comme ça toute la matière théorique. La pratique passait à peu près car j’enregistrais dans ma tête les gestes de la formatrice, mais difficile de pouvoir garder en mémoire longtemps car je ne pouvais pas me laisser mon ex prit librement aisé, car ce que je vais dans la relation de mes camarades étaient très dur à surmonter. Je me souviens lorsque je n’étais pas présente au réfectoire pour les repas pris en commun. Je n’étais pas acceptée à aucune table alors, je sortais du réfectoire et alla me cacher quelque part dans la cour de l’établissement. La nuit pour éviter d’être aspergée d’eau, parce que je ronflais, j’allais dormir, soit dans les escaliers des étages du dortoir ou dans mon box de toilette (endroit où nous faisions notre toilette).
De ces trois années passées dans cette institution, je n’ai découvert que l’apparition de l’indifférence qu’Aujourd’ huit en 2004 est présente, mais ne subit plus de la même manière. Cette différence existe toujours dans notre société.
Rencontre avec le premier amour.
Un amour plus ou moins secret en effet, ce fut difficile pour mon père d’accepter une personne qui n’a pas la même origine (pour lui) Il me semble que les personnes venant de département d’outre mer sont bien des personnes françaises. Alors c’est en cachette de mon père que j’entretiens des relations amicales au début. J’avais beaucoup d’estime pour sa famille, j’étais acceptée sans humiliations. Je trouvais dans cette famille ce que je ne trouvais pas dans ma propre famille (le respect de ma personne).De ce premier amour, j’en ai gardé un bon souvenir des moments en sa compagnie ; j’oubliais mes moments pénible que je vivais avec ma famille.
J’ai peu de chose à raconter sur ce premier amour, le temps me l’a fait oublier.
Ce que je n’arrive pas à oublier c’est les moments d’injustice sociale. Effectivement, je peu maintenant dire injustice sociale. S’est-ce que je décrit dans ce grand témoignage.
Mes quatre années en institution spécialisée
J’ai une onze ans lorsque je rentre dans une école spécialisée dit « Le Clos Cheveau », suite à mes difficulté de suivre ma scolarité en classe ordinaire. J’ai ainsi été deux années en externat et deux en internat.
Pourquoi l’internat,
Bien qu’habitant proche de l’école, j’ai dû être élève interne à cause d’une santé fragile ; suite à une hospitalisation pour rhumatisme articulaire aigu. J’ai attrapé très froid lors des attentes du car qui était parfois très longues surtout l’hiver. A cette époque, j’avais onze ans. Dans cet établissement scolaire un prêt d’appareil auditif m’a été accordé et rendu à mon départ
Certes, l’internat est quelque chose de dur à vivre pour les élèves de cet âge, mais moi pendant deux années d’internat, j’ai appris à parler avec un spécialiste. De plu je mangeais à ma faim. Même si je n’avais pas d’amies, j’étais en sécurité d’humiliations de mes proches et camarades de classes, car au bout de ses deux années d’internat la galère était de retour pour vingt cinq ans.
Plus de trente ans sépare cette expérience de vie inacceptable et où j’écris ses lignes ; et je ne les aie pas oubliées.
Je n’ai pas oublié, mais je pardonne.
Encore une fois je pardonne, toutes les injustices ; mais aux noms de tous ceux qui connaissent de telles expériences, je demande à l’humanité de prendre consciences devant ce problème et de réagir.
J’en reviens à la suite de mon récit
Le grand naufrage continue pendant sept de mariage.
J’ai connu mon mari à 17 ans, et nous nous mariâmes deux ans plus tard. Je me pose mille et une questions. Comment, j’ai pu être naïve. Pourquoi cet homme ne m’a-t-il pas respecté depuis le premier jour de mon mariage, alors que je l’aimais. La réponse que je me donne à cette question, c’est qu’il ne me trouvait pas assez bien pour lui sinon, il ne m’aurait pas trompé le jour même de notre mariage.
Ainsi durant les huit années de mariage, j’ai connu que l’insécurité. L’homme que j’avais épousé était instable et récidiviste. Je n’ai pas encore oublié le jour même de la naissance de mon premier enfant, où deux inspecteurs de police en civile étaient venus m’annoncer encore une fois son arrestation. Quel choc !après un évènement pareil. J’avais espéré qu’il changerait après la naissance. Durant deux années, j’ai continué à croire que c’était possible. Mais en vain. Un jour je suis partie avec ma fille qui avait un peu plus de deux ans. Je me suis trouvée devant deux difficultés. Chercher un travail et faire garder ma fille. Pas facile à cette époque ((1976).
Femme faible, femme facile à prendre au piège.
Pourquoi j’écris cela, une expérience trop cruelle à vivre pour une mère qui doit se séparer de son enfant par la faiblesse de sa mère, est une grande injustice inacceptable. Je me souviens encore comme si c’était hier. J’avais trouvé un travail en usine, il fallais une gardienne pour ma fille. J’ai donc pris contact avec le centre social de la ville, pour avoir une nourrice agrée. Ce fut facile, j’ai eu le non et adresse de cette personne, et me suit rendu à son domicile. Elle accepta de garder ma fille pendant que j’étais au travail. Puis un jour, elle me parla de son expérience et voulu que je rencontre un éducateur du service de la sauvegarde pour l’enfance, afin de demander une aide pour un financement pour payer la nounou. Bête et disciplinée, je l’ai écouté. L’éducateur me fit une demande de placement d’enfant à la place de l’aide financière. Il est vrai que à cette époque je n’étais pas encore appareillée et j’avais de la difficulté à comprendre ce qu’on me disait c’est comme ça, que je me suis fais piégé.
Une nouvelle chance pour lui
Mon mari m’ayant retrouvée, j’ai voulu lui redonner une autre chance, nous reprenions la vie commune sans notre fille.
Un jour il fit de nouveau arrêter par la police, pour vol comme toujours Il avais cette manie et ne pouvais plus s’en passée. J’ai voulu encore et toujours croire qu’il changerait.
Il purgeait des peines de six à huit mois plus ou moins.
Et puis un jour !
Un début d’une prise de conscience
A sa sorti de la maison d’arrêt, nous avions voulus quitter la région où nous étions, pour nous rendre à Paris.
Nous voilâmes parti en stop pour rejoindre la capitale de la France. A notre arrivée nous avions un peu d’argent en poche, ce qui nous a permis de passer le soir de l’eurovision de la chanson « comme l’oiseau » (1977) de Marie Myriam dans un bar parisien et une nuit à l’hôtel. Puis nous avons été hébergés dans une cure d’une église. Le prêtre de la paroisse nous a fait entré au centre d’hébergement du dixième arrondissement. Pour être plus précis quai de Valmy. Dans cet établissement de l’armée du salut, nous y passions que la nuit, et bien que nous soyons mariés nous étions séparés. Un dortoir pour les femmes et un dortoir pour les hommes.
Une horreur ce dortoir, il sentait mauvais, il n’y avait pas d’hygiène. Nous avions pour ranger nos maigres vestimentaires et objets personnels qu’une armoire comme l’on a dans les vestiaires d’entreprise. (Petite armoire métallique)
Notre journée, nous l’occupions à notre recherche d’emploi. Je ne m’y intéressais guerre, j’avais un souci, celui de retrouver seule. Ma fille loin de moi me manquait. Mais pour me permettre de l’a retrouver vite, je me forçais à chercher du travail. Je commençais à travailler pour une maison d’intérim et puis j’ai trouvé à travailler à la Cafétéria au Centre Beaubourg. Je faisais des heures pas possibles et finissais tard le soir. (Entre dix et quinze heures). Lorsque je rentrait au dortoir, je me couchais sans faire de bruit, je me suis fait prendre mes vêtements que j’avais déposé au pied de mon lit durant mon sommeil. Comme je ne pouvais me faire une toilette comme je voulais, j’ai fini par attraper des poux. Le responsable du personnel de la cafétéria où je travaillais a su être compréhensible, car je lui ai expliqué que il ne m’était pas possible de travailler dans ces conditions, il m’a permis de prendre des douches et me traiter la tête dans le vestiaire qui était approprié de douche. Ainsi, j’ai pu travailler certes du côté plonge.
Il est rare de nos jours de trouver ce type de professionnel.
De nouveau faux espoir
J’étais désemparé, seule puisque entre temps, j’apprenais que mon mari était de nouveau incarcéré à Paris cette fois ci. Loin de ma fille, un travail sur Paris, je ne savais plus quoi faire et surtout quoi penser.
Ainsi après avoir réfléchie, je demandais le divorce et quitta Paris quelques mois plus tard. Une chose importante comptais pour moi me rapprocher de ma fille aînée que je ne voyais que une journée par mois, et encore si je n’ai pas les moyens pour payer mon billet de train je sautais une visite.
Avant de quitter Paris, je fis la connaissance d’un homme, qui me voyait au bort du canal de Valmy, prêt du centre d’hébergement cela peu de temps après avoir appris la nouvelle de l’arrestation de mon mari. J’étais au bord de la dépression, je voulais me jeter dans le canal, ne sachant pas nager je me serais noyer. Cet homme m’empêcha de commettre une erreur. Il m’a réconforté, et je suis tombé dans ses bras.
Il me parla d’où il venait. Puis un jour je l’ai aimé. De cet amour est né un enfant. Cet dans le domaine viticole que nous nous installions, mais pour peu de temps, pas plus d’un mois. En effet, je n’ai pu rester dans un logement non chauffer et seul, puisque mon compagnon fut hospitalisé suite à un malaise, le jour même de ma sorti de maternité. Comme, je ne pouvais rester dans une maison sans chauffage en plein hiver avec mon bébé, mes parents m’ont accueilli. Le papa, nous rejoignîmes après un temps d’hospitalisation. Et la commence le faux espoir d’une vie meilleure.
En fait tout ce qui m’a raconté sur lui était faux. J’étais tombé de nouveau dans un piège à homme. Il s’aperçu que j’étais bête et naïve, il continua ce petit jeux durant un certains temps.
Puis un jour, j’ai découvert un mensonge, il fut furieux. Il n’accepta pas que j’eus découvert son petit manège. Il devenu violent avec moi.
Je le quitta ainsi une première fois.
Un récidiviste aux mensonges
Une séparation qui fut courte, je repris la vie commune. Quelques temps passèrent sans problème. Puis, je suis de nouveau en attente d’un troisième enfant, et la recommence les ennuis ; il devient menteur, violent. N’accepte pas que je découvre son mensonge.
Enceinte de quelques mois (3mois ), je part avec mon deuxième enfant. L’aîné étant toujours en placement provisoire. Le foyer qui m’hébergeais provisoirement, n’accueillait pas les femmes enceinte, alors j’obtenais une place en maison maternelle( maison accueillant de jeune fille mère ). Je ne me sentais pas à l’aise avec ces jeune mère. Je ne resta pas longtemps, je reparti de nouveau auprès de mon compagnon. Après la naissance de mon troisième enfant, la vie commune devenait très difficile. Béatrice rencontre une difficulté à parler. A trois ans, elle ne parlais pas. L’école maternelle me conseille une orthophoniste. Je ne me suis pas opposée, bien au contraire, je prends contact avec elle ; ainsi ma fille commença des séances d’orthophoniste. Son papa quant à lui, refusa totalement que sa propre fille apprenne à parler. Il en a un comportement méchant avec elle. J’ai du mainte fois prendre la défense de ma fille et en même temps je recevais des réprimante accompagné parfois de coup. Certes, ses coups ne sont pas très fort au début, mais le devenais dans les deux années qui suivi ma dernière séparation. A l’instant même où j’écris ses lignes, vingt cinq ans se sont écoulés, sans avoir de nouvelles de lui.
Une nouvelle vie commence .
Cette nouvelle vie est-elle une prise de conscience ou un retournement ?
Combien de fois où je me suis dis, si je n’avais pas fais ce pas, je ne serais ce que je suis devenue. Certes, pour ma dernière fille ce ne fut pas simple de se séparer de son père, mais pour moi le choix de donner la chance à Béatrice, pour qu’elle apprenne à parler était la première priorité. Et je savais que s’était possible qu’à la condition d’une vie mieux équilibrée.
Je fus admise avec mes deux enfants dans un centre d’hébergement pour femme en difficulté. Là, durant trois mois, j’ai réalisé que j’allais vivre autre chose.
Si j’écris ses pages, c’est pour confirmer ma libération de toute une grande souffrance intérieur. Je sais aussi combien il est difficile pour ceux ou celles qui vivent de telle expériences de prendre recul sur leur passé douloureux.
De 1984 à ce jour, j’ai connu diverses expériences plus ou moins difficile, mais une particulièrement dure, celle de reprendre ma fille aînée qui était en placement provisoire. Celle-ci, majeur, nous nous sommes retrouvées.
Mais combien, il a été difficile d’accepter de vivre séparée de ma fille pendant de longue années. Je ne me souviens plus très bien comment les évènement se sont déroulés, mais ce que je me souviens, c’est cette lettre que j’ai écrite pour demander un placement provisoire, lettre écrite sous la proposition de la personne qui gardais ma fille pendant que je travaillais. Ma faiblesse ce temps là ma piégiéet suis tombée dedans.
Je me souviens aussi qu’il y eu des temps où je ne m’entendais pas tout avec la famille d’accueil, elle voulais adopter ma fille. Ce fut un vrai combat pour empêcher cela.
Engagement personnel
Certes, il n’y avait pas que des expériences difficiles heureusement, et c’est par les meilleurs que j’ai pu évoluer positivement mon chemin dans une bonne direction. Le certificat d’étude que j’ai passé en 1985 et qui n’existe plus Aujourd’hui. Le Brevet des Collèges dans la série technologie en 1996, en juillet 2004 je me présente pour les épreuves de français. Cela m’a tellement manqué de ne pas pu apprendre dans le passé, à cinquante deux ans, s’est une belle revanche.( à l’heure où je reprend mon travail d’écriture sur ordinateur, et celui écrit à la main trois années séparent entre les deux )
Il n’y a pas que la revanche. En effet, je rencontre toujours l’indifférence des autres ( un peu moins maintenant ) par ce que, je suis ou plutôt, j’ai été une pauvre fille. Je ne cache pas mes difficultés d’élocutions, mais je trouve inacceptable d’être rejeté. L’apparence ne fais pas le moine, comme on dit l’habit ne fait pas le moine.
En 1996, le 16 et 17 octobre pour être plus précise, je fis la connaissance d’un mouvement de lutte contre la misère et l’exclusion ( ATD Quart Monde ) et je décide de participer avec les membres du mouvement à la lutte contre la misère. C’est ainsi que grâce à cet engagement, que j’ai écris des textes sous forme de poèmes, que je joints dans mes mémoires.
DIGNITE
On a tous une dignité
A faire valoir et à partager.
Cette dignité est la source
De tous nos droits
Et nos valeurs cachées.
Ne laissons pas autrui
Nous la détruire,
Mais montrons leur,
La tête haute,
Tous nos talents cachés,
Pour dire que la dignité
C’est le respect de soi même.
Parole écrite en Janvier 1998
