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Dryade à huit pétales (Dryas octopetala)
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06.10.08 | 20:35
La dryade à huit pétales ( Dryas octopetala ) est une plante angiosperme dicotylédone appartenant au sous ordre des Rosidae, à l'ordre des Rosales, à la famille des rosacées (Rosaceae), à la sous famille des Dryadoideae, à la tribu des Dryadeae et au genre Dryas.
Plusieurs noms latins ont été utilisés pour désigner la dryade à huit pétales, et notamment :
• Dradetum octopetalae,
• Dryadaea octopetala,
• Dryadea octopetala,
• Dryas alpina,
• Dryas babingtonii,
• Dryas chamaedrifolia,
• Dryas chamaedryoides,
• Dryas eriopoda,
• Dryas lepida,
• Geum chamaedryfolium,
• Ptilotum octopetalum.
De nombreuses formes, sous espèces et variétés ont été décrites, plus ou moins valides. Je ne vous mets que quelques sous espèces :
• Dryas octopetala ssp. alaskensis,
• Dryas octopetala ssp. caucasica,
• Dryas octopetala ssp. hookeriana,
• Dryas octopetala ssp. integrifolia,
• Dryas octopetala ssp. nervosa,
• Dryas octopetala ssp. octopetala,
• Dryas octopetala ssp. punctata,
• Dryas octopetala ssp. tschonoskii,
• Dryas octopetala ssp. viscosa.
Une liste plus complète se trouve ici .
La dryade à huit pétales doit non nom de "dryade" au fait que sa feuille ressemble à la feuille d'une variété de chêne. En effet les Dryades étaient les nymphes des chênes (et des arbres en général) dans la mythologie grecque.
La dryade à huit pétales est également appelée thé des Alpes, thé suisse, chênette, dryade octopétale, herbe aux cerfs, herbe à plumets... Si vous connaissez d'autres noms vernaculaires pour cette plante, n'hésitez pas à me les communiquer.
La dryade à huit pétales possède une aire de répartition de type "arctico-alpin". Elle est présente en Amérique de nord (Canada, USA), et en Europe (Albanie, Allemagne, Autriche, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Grande Bretagne, Irlande, Islande, Italie, Norvège, Pologne, Russie, Ukraine…). La dryade à huit pétales est également signalée au Japon. En France la dryade à huit pétales est présente dans les Alpes, le Jura, le Massif central et les Pyrénées). En Auvergne et en Franche-Comté la dryade à huit pétales fait l'objet d'une protection.
La dryade à huit pétales croît du niveau de la mer jusqu'à près de 4000 mètres d'altitude. En fait tout dépend de la latitude et des conditions climatiques. Dans le grand nord, elle pousse souvent à très basse altitude tandis qu'en France, par exemple, elle pousse entre 1100 et 2500 mètres d'altitude.
La dryade à huit pétales se plait dans des milieux divers comme les pelouses sèches ensoleillées, les prairies et pâtures, la toundra, les éboulis… C'est une plante pionnière qui stabilise les terrains grâce à son système racinaire développé qui arrive à s'ancrer dans les fissures des rochers et sa capacité à s'enraciner et à tapisser le sol.
La dryade à huit pétales est un sous arbrisseau tapissant, de petite taille, excédant rarement 15 centimètres de hauteur. Les tiges, rampantes, très ramifiées, s'enracinant facilement facilitent sa propagation.
La dryade à huit pétales est une plate gynodioïque, c'est-à-dire que certains plants ne possèdent que des fleurs femelles tandis que d'autres possèdent des fleurs hermaphrodites. Aucun plant ne porte de fleurs exclusivement mâles.
Les feuilles de la dryade à huit pétales sont semi persistantes, simples, longuement pétiolées, alternes, oblongues ou cordiformes, arrondies à leur base, stipulées, coriaces, vert foncé brillant sur en face supérieure, argentées et tomenteuses sur la face inférieure, avec une marge crénelée et enroulée. En hiver une partie des feuilles tombe. Les autres rougissent puis noircissent sous l'effet du froid. Elles redeviennent vertes au printemps suivant.
La floraison intervient de mai à août. Les fleurs, solitaires, longuement pédonculées, (pédoncule velu, poils glanduleux), présentent un calice persistant, allongé, gamosépale, pubescent, composé de 7 à 9 lobes et une corolle mesurant 2 à 2,5 cm de diamètre, plus longue que le calice, comportant le plus souvent 8 pétales blancs, d'où son nom, mais en réalité il peut y en avoir de 7 à 10. Etamines jaunes nombreuses. Les pétales sont parfois jaunâtres (variété luteola).
La pollinisation est entomogame ou autogame. Le fruit est un akène muni d'une longue arête plumeuse (voir photo). La dissémination est anémochore.
La dryade à huit pétales possèderait plusieurs propriétés médicinales. On lui prête notamment des qualités digestives et toniques. Ses feuilles séchées sont utilisées pour réaliser des tisanes (d'où son nom vernaculaire thé des Alpes, thé suisse) sensées redonner de l'appétit.
Parfois la dryade à huit pétales s'hybride avec d'autres dryades sympatriques. C'est le cas notamment pour xSuendermannii qui est un hybride entre Dryas octopetala et Dryas drummondii .
La dryade à huit pétales est une source importante de nourriture, notamment pour divers pikas ainsi que pour le lagopède à queue blanche appelé également perdrix blanche ou perdrix des neiges.
En allemand la dryade à huit pétales s'appelle : silberwurz ou hirschbrome, en anglais : mountain avens ou white dryas, en danois : almindelig rypelyng, en espagnol : driada de ocho pétalos, ou té del Pirineo, en finlandais : lapinvuokko, en islandais : holtasóley, en italien : camedrio alpino, en néerlandais : zilverkruid ou zilverwortel, en polonais : dębik ośmiopłatkowy, en portugais : dríade branca, dríade-de-oito-pétalas ou chá-dos-alpes et en suédois : fjällsippa.
Kriss de Niort
Crédit photo :
La photo (1) m'appartient
La photo (2) a été mise dans le domaine public par son auteur : Velela.
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