culture et loisirs
Castoriadis : existe-t-il une conspiration de l'insignifiance ?
© Abolab / Agoravox - 26.05.08 | 08:30
" Nous avons à lutter pour la préservation d’un authentique espace public de pensée contre les pouvoirs de l’État, mais aussi contre le bluff, la démagogie et la prostitution de l’esprit ", Cornelius Castoriadis, L’Industrie du vide ( Le Nouvel Observateur, 9 juillet 1979).
Robert Redeker a dit lors d’une réunion du Groupe de recherche pour l’éducation et la prospective (GREP) : " Cornelius Castoriadis est l’une des figures les plus fortes de la vie intellectuelle française, de la pensée contemporaine de ce second demi XXe siècle. "
L’un des premiers livres importants de Castoriadis, est L’Institution imaginaire de la société , paru en 1975, dans lequel il se demande, en gros : " qu’est-ce qu’instituer ? "

Cette œuvre maîtresse sera appronfondie dans l’œuvre majeure de Cornelius Castoriadis, de par son élaboration, dans Les Carrefours du labyrinthe, en 6 tomes :
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Viennent ensuite, chronologiquement :
Sur le politique de Platon
(1999)

Castoriadis y analyse entre autres la conception platonicienne de démocratie.
Sujet et vérité dans le monde social-historique
(2002)

Cette édition de textes de séminaires de Castoriadis porte sur l’ensemble de son parcours philosophique et politique. Les séminaires ont été tenus en 1986-1987 à l’Ecole des hautes études en sciences sociales ( EHESS ).
Puis, on peut trouver :
Une société à la dérive : entretiens et débats
(2005)

Cette édition regroupe une vingtaine de textes, conférences et interviews réalisés entre 1974 et 1997, traitant de sujets divers, dans lesquels l’auteur analyse le monde contemporain.
Ou encore, pour compléter cette liste non exhaustive :
Fenêtre sur le chaos
(2007)

Dans ce livre, l’auteur avance ses réflexions sur le monde de l’art, la création culturelle et la société démocratique, qu’il considère comme " pseudo-démocratique ".
Enfin, nous pouvons citer Post-scriptum sur l’insignifiance :

Ce petit recueil de 36 pages paru en 2003 retranscrit l’entretien qu’a eu Cornelius Castoriadis avec Daniel Mermet, sur France Inter, lors de l’émission Là-bas, j’y suis, en novembre 1996. Cornelius Castoriadis évoquait déjà l’existence d’une conspiration, conspiration de l’insignifiance, un signe des temps ?
« Il y a un lien intrinsèque entre cette espèce de nullité de la politique, ce devenir nul de la politique et cette insignifiance dans les autres domaines, dans les arts, dans la philosophie ou dans la littérature. C’est cela l’esprit du temps. Tout conspire à étendre l’insignifiance », Cornelius Castoriadis, Post-scriptum sur l’insignifiance .






